Quotidien Shaarli

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July 9, 2015

Crise en Grèce: les 10 phrases choc du discours d’Alexis Tsipras devant le Parlement européen

"Alexis Tsipras s’est exprimé ce mercredi devant le Parlement européen. Voici les phrases à retenir de son discours.

1 - « Nulle part ces programmes n’ont été aussi durs et longs qu’ils ne l’ont été en Grèce. Mon pays est devenu un champ d’expérimentation de l’austérité. L’expérience a échoué : le chômage, la pauvreté, la marginalisation sociale ont explosé. »

2 - « Nous souhaitons un accord avec nos partenaires, mais un accord qui montre qu’il y a de la lumière au bout du tunnel. »

3 - « Je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des étrangers. Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que, pendant des décennies, les gouvernements ont gouverné de façon clientéliste, sans contrôler la fraude fiscale. »

4 - « Ne laissons pas l’Union européenne se transformer en division de l’Europe. Nous voulons un compromis raisonnable pour éviter une rupture. »

5 - « Nous sommes déterminés, non pas à chercher l’affrontement avec l’Europe, mais à nous attaquer aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et la zone euro avec elle. »

6 - « Nous devons aboutir à une solution durable à la dette. Il ne doit pas y avoir de question taboue. Nous devons trouver une solution, aussi difficile soit-elle. »

7 - « Jusqu'à maintenant, les fonds européens ont été affectés au sauvetage des banques, ils ne sont jamais parvenus au peuple grec. »

8 - « Que les choses soient claires, les propositions du gouvernement grec pour financer ses obligations et restructurer sa dette ne visent pas à faire supporter ces charges par le contribuable européen. »

9 - « Si l’Europe n’est pas démocratique, elle aura beaucoup de mal à survivre aux moments difficiles que nous traversons. »

10 - « Le choix du peuple grec n’est pas le choix de la rupture avec l’Europe, mais celui du retour aux principes fondateurs : démocratie, solidarité, respect mutuel, égalité. »"

Quand Tsipras mouche Verhofstadt

"Le premier ministre grec précise son propos en égrenant en moins de deux minutes les différentes réformes que la Grèce a appliquées et veut encore introduire. Honnêtement, l'exercice ne devait pas être compliqué, car la Grèce est le pays européen qui a mis en application le plus grand nombre de réformes. Il semble que Verhofstadt et ses applaudissant comparses n'en soient pas informés. Au fur et à mesure que Tsipras énonce les différentes réformes, Verhofstadt perd de sa superbe.

Très rapidement on remarque aussi que tant dans le style que sur le fond, Verhofstadt et Tsipras divergent. Alors que Verhofstadt éructe dans un anglais boiteux, Tsipras s'exprime de manière sereine et souriante. Les applaudissements de 20 secondes adressés à Verhofstadt ont été baptisés de triomphe par les médias. Que Tsipras ait été gratifié d'applaudissements deux fois plus longs à son entrée et après sa réponse à Verhofstadt n'a pas semblé digne d'intérêt pour ces mêmes médias. "

La politique de lutte contre la pauvreté en Belgique

"Les politiques de lutte contre la pauvreté en Belgique sont en totale contradiction avec la réalité de la pauvreté, et même avec les valeurs de démocratie et d’égalité. Ces politiques renvoient la responsabilité de la pauvreté aux pauvres eux-mêmes, alors qu'elle est en réalité un problème structurel de répartition des richesses. De plus, la pauvreté est présentée comme un problème d’estime de soi et non comme un état de privation matérielle. Ainsi, l'objectif affiché des politiques de lutte contre la pauvreté est le « respect des pauvres » et non la lutte contre les inégalités économiques."

«L’Europe a nourri la corruption en Grèce, c’est un fait» - LeTemps.ch

Interview du magistrat Panagiotis Nikoloudis, chargé de la lutte anti-corruption au sein du gouvernement Tsipras et négociateur du projet d’accord fiscal avec la Suisse.

"Notre volonté politique est claire. Nous avons ouvert, depuis notre arrivée au pouvoir il y a six mois, 257 enquêtes. Ma première initiative a été d’adresser une directive à tous les auditeurs et contrôleurs des ministères, indiquant que personne ne doit être au-dessus des lois, y compris les ministres, et que tous les contrats publics, sans exception, doivent être examinés. J’ai l’avantage de bien connaître tous ces mécanismes. Je sais que nous rencontrons de sérieux problèmes d’efficacité au sein de l’administration grecque. Je ne le nie pas. Mais sur ce dossier, ce gouvernement mène un combat exemplaire."

Grèce : Un détective pose quelques questions troublantes, par Roberto Boulant | Blog de Paul Jorion

"Euh… une dernière p’tite question M’sieurs-Dames. Oh trois fois rien, un dernier p’tit détail et puis-je vous laisse. Je sais que vous êtes très occupés ces temps-ci !..."