Quotidien Shaarli
December 3, 2016
En Iran, les consommateurs de drogue sont considérés comme des menaces pour la révolution islamique. Selon l’ONU, trois personnes en lien avec la drogue sont exécutées chaque jour, en priorité parmi les opposants politiques.
Toutes les recherches sérieuses qui traitent des moyens de lutte efficace contre la drogue et se penchent sur le volet «répressif» de cette lutte reconnaissent unanimement l’inefficacité du recours à la peine de mort, qui en Iran n’est qu’un prétexte trop commode pour régler d’autres comptes.
Des pays comme le Danemark ou l’Irlande en ont tiré les conséquences et, refusant cette duperie, se sont retirés, à la demande d’ONG iraniennes, des programmes de l’UNODC à Téhéran. Combien de temps et combien d’exécutions sommaires faudra-t-il encore à leurs partenaires de l’Union européenne pour réaliser qu’à travers leur soutien financier à ces prétendus programmes de façade, c’est la répression aveugle contre des minorités oppressées notamment le peuple kurde qu’ils cautionnent et cela au mépris des droits de l’homme qu’ils prétendent promouvoir?
Devant cette proposition de loi qui part d'une intention louable (faire respecter le droit à l'IVG et l'information qui y est liée) mais qui cherche à masquer le manque d'implication du gouvernement et des pouvoirs publics dans la protection des droits des femmes, La Quadrature du Net ne peut que marquer son opposition à l'argumentation juridique employée qui porte atteinte à d'autres droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et d'opinion.