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"Pas de doute possible: la gauche européenne se trouve en situation de crise grave. La raison majeure? L’évolution de la place de l’Etat dans le processus de mondialisation. Le compromis entre capitalisme et Etat qui a caractérisé la période d’après-guerre est définitivement mort."
Une analyse de Jean De Munck, professeur au Département des sciences politiques et sociales de l'UCL.
Chapeau au commissaire principal de la zone de Voorkempen, Peter Muyshondt. Enfin une autorité qui ose prendre des risques, et n'attend pas sa pension pour désapprouver la guerre contre la drogue. Dans un pays où le principal leader politique du pays souhaite poursuivre cette guerre insensée, c'est presque un acte de résistance. Son implication personnelle ne fait que renforcer son témoignage.
"Que des travailleurs se battent pour préserver des conditions de travail leur permettant de réaliser au mieux leur mission ne paraît pas être déraisonnable. (...) Peut-être vous faudrait-il reconsidérer les priorités. Oser dire qu’il s’agit de privilèges d’un autre temps est l’aveu d’un aplatissement complet devant l’idéologie dominante. Nous en sommes gavé, mais c’est à vous, à votre métier, que devrait revenir le rôle de sentinelle en décryptant ce logos, cette raison folle qui pousse l’humanité à sa destruction. Cette balle, c’est vous qui la tirez dans le pied du journalisme."
Monsieur Geens, votre stratégie est d'une spectaculaire efficacité. Et, sur le plan tactique, que de belles plumes déjà à votre chapeau !
L’économiste Gaël Giraud, coordinateur de la traduction de l’ouvrage «L’Imposture économique», suggère une remise en cause radicale des fondements scientifiques et mathématiques de l’économie «orthodoxe». Il nous explique pourquoi.
"Le mandat de la Belgique au sein de la Banque mondiale pose question. Plus d’un dixième du budget belge de la coopération au développement est versé à l’institution, mais personne dans le pays, à part peut-être au Ministère des Finances, ne semble savoir quelles sont les positions défendues par les représentants belges à Washington. Des problèmes de transparence et, plus largement, de cohérence sont dénoncés par de plus en plus d’acteurs de la société civile et de parlementaires."
Peut-il encore exister des journaux indépendants des pouvoirs financiers ? Ce n’est pas qu’une question de moyens, c’est avant tout une question politique. Aujourd’hui, des titres comme l’Humanité, la Croix, le Monde diplomatique, Politis, ou encore la Marseillaise (…), indépendants des entreprises du CAC 40, doivent démultiplier des trésors d’imagination pour vivre. Paradoxe, les quotidiens qui perçoivent le plus d’aides à la presse sont aussi ceux qui sont adossés aux milliardaires.
"Les hommes politiques qui touchent 10 000 euros par mois sont de plus en plus hors de la réalité, écrit Peter Mertens, le président du PTB. Ils ne vivent pas dans le monde des très chères factures d'électricité, des conditions de travail pénibles et de l'obligation de travailler plus longtemps. Nous voulons que les revenus des politiciens soient rendus publics. Et limiter leur salaire à un montant maximal ne serait par ailleurs pas une mauvaise chose."
Un outil pour suivre en détail les votes des groupes politiques et MEP au sein des institutions européennes.
Pour Jean-Jacques Jespers, professeur de journalisme à l’ULB, médias et responsables politiques font régner l'émocratie, un néologisme pour signifier un système où les discours et les décisions sont dictés par l'émotion. Cette stratégie est exacerbée dans le contexte actuel de peur et de perte de repères.
Réunis le 2 avril dans le centre de la capitale belge, des militants, parmi lesquels le président de la ligue des droits de l’homme, ont été arrêtés et menottés. Pour la presse belge, la police n’avait pas déployé le même zèle lors de la manifestation d’extrême droite le week-end précédent.
Quand, dans un état démocratique, la Police arrête un.e militant.e pacifiste à cause du T-shirt qu'il.elle porte, il y a vraiment de quoi se poser des question...
L'Europe d'aujourd'hui me fait peur.
La finance est sans tête, portée par le déluge de liquidités déversées par les banques centrales. Mais, contrairement à 2008, elle n'est pas à l'origine du mal. C'est le politique, corseté par les rigidités du monde d'avant, qui attise la crise.
"Pour nourrir ce nouvel imaginaire, pour le rendre désirable et le partager avec le plus grand nombre, il faut des projets concrets, issus de nos luttes ancrées dans la réalité et sur le terrain : revenu de base et maximum, monnaies locales et complémentaires à l'euro, énergies renouvelables et citoyennes, agroécologie, biens communs, coopératives, éducation, culture, les sujets ne manquent pas ! Et surtout il faudra repenser nos identités politiques : les étiquettes d'hier sont périmées. L'important n'est pas d'où nous venons, mais où nous voudrons aller ensemble.
L'Europe c'est vous, c'est nous tous, même ceux et celles qui préfèrent le confort douillet des fausses certitudes de l'Etat nation. C'est l'exigence de dépasser nos peurs et fantasmes, de transformer nos sociétés et d'écrire ensemble une nouvelle page de l'histoire. L'Europe, c'est l'avenir de notre souveraineté collective et plurielle, et d'une prospérité juste et durable."
En nommant Jean-Jacques Urvoas au ministère de la Justice, François Hollande confie la Chancellerie à un homme qui n'a eu de cesse d'accompagner et de soutenir la dérive sécuritaire, au détriment des droits et libertés.
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Dans les Hauts-de-Seine, Nora a reçu la visite de la police dans le cadre d'une perquisition administrative. Elle affirme ne pas comprendre et se sentir "piégée".
"En tant que musulmane, je me sens piégée dans un jeu de dupes. Nous sommes les boucs émissaires des vrais problèmes que les hommes politiques feignent d'ignorer : le chômage, la misère"."
Selon un nouveau rapport, un tiers des commissaires (9 sur 26) dont le mandat s’est achevé en 2014 ont poussé une « porte tournante » et exercent aujourd’hui des rôles au sein d’entreprises ou d’autres organisations reliées aux grandes entreprises, faisant craindre une relation malsaine entre l’organe exécutif de l’Union européenne et les intérêts privés. Selon Corporate Europe , au moins huit activités exercées par quatre anciens commissaires illustrent le phénomène des portes tournantes et n’auraient en aucun cas dû être autorisées, au vu du risque possible de conflits d’intérêts.
Maîtres de l’imposture et stars des réseaux sociaux, les Yes Men se sont invités hier au parlement européen. Avec la complicité de deux eurodéputés, le duo américain de comédiens activistes a tenu une fausse conférence de presse dans l’enceinte du parlement.
Voir également :
"A force de regarder la paille syndicale, on évite la poutre politique. Il faut être de très mauvaise foi pour ne pas voir que la responsabilité politique dans la situation actuelle est écrasante. Une responsabilité ancienne et largement partagée...
Qui a créé 114 filiales à la SNCB ? Pas les extrémistes de gauche.
Qui a décider de restructurer la SNCB en trois entités avant de la re-restructurer une nouvelle fois en désorganisant l’ensemble ? Pas les cocos.
Qui a pondu une structure où se multiplient les postes de directions de plus en plus rémunérateurs ? Pas les grévistes.
Qui a décidé d’investir dans des gares pharaoniques ? 800 millions à Anvers, plus de 400 pour Liège et 272 pour la gare de Mons. Autant dans le prestige et pas dans le matériel roulant ? Pas les représentants du personnel.
Qui a décidé que l’ancien patron du rail Marc Descheemaecker, aujourd’hui passé à la NVa, touche un parachute doré de 1.3 millions d’euros lors de son départ ? Pas les travailleurs du rail."
Manifeste fondateur de Democracy in Europe Movement 2025