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"Tout ceci est bien sombre. La fascisation de la société, que nous vivons, n'est pas un fantasme. Il est urgent d'en prendre conscience pour y faire face."
Defend Democracy is an independent, nonpartisan, transatlantic NGO defending democracy against foreign, domestic and technological threats.
Democracy Reporting International (DRI) was founded in 2006 by an international group of experts on democratic governance and elections.
Recognizing a gap in a field that was dominated by big intergovernmental organisations and commercial consultancies, they decided to form a non-governmental, independent organisation that could analyse democratic developments and advise on constitutional and electoral frameworks quickly and flexibly.
A quelques jours du début de la présidence de Donald Trump, L'Observatoire de l'Anthropocène propose une traduction intéressante d'un article d'Angus Peterson qui évoque "La fin de la pensée critique et l’effondrement de la civilisation".
Confronté au chaos ambiant (économique, géopolitique, social) une part de plus en plus importante de la population mondiale se tourne vers des propositions politiques anti-démocratiques voir des théories complotistes.
Les scrutins de 2024 ont montrés combien des discours perclus de contre-vérités et mensonges sont porteurs de réussites électorales.
Quels sont les mécanismes de cette mise à mort de la pensée critique ?
Quels sont les ressorts de ces victoires de l'autoritarisme en politique ?
"La société préfère le fantasme à la réalité" est une contribution intéressante et pointue à l'analyse de ce que nous vivons.
Les partis politiques belges ont dépensé plus de 15 millions d’euros en publicités sur les réseaux sociaux en 2024. Soit plus de 1700 euros/ heure.
(...) Depuis le début des années 1990, les partis politiques reçoivent des dotations de l’État pour assurer leur financement. À l’heure où les négociateurs de l’Arizona se demandent comment couper les dépenses de l’État, le rapport collectif Adlens vient rappeler au monde politique belge qu’il est parfois utile de balayer devant sa porte.
Florilège de mesures anti-sociales prises par les municipalités dirigées par le Rassemblement / Front national et des exemples de décisions prises dans des pays où l’extrême droite est arrivée au pouvoir en France, Hongrie, Pologne, Argentine, Italie, Autriche, Slovaquie.
Les deux économistes Paul De Grauwe (London School of Economic / KULeuven) et sa consoeur Yuemei Ji viennent de publier un article qui s’interroge sur la rémunération des dépôts des banques commerciales de l’Eurosystème (formé de la BCE et des banques centrales des pays de la zone euro, mais que nous nommons BCE pour plus de facilité). Ce « cadeau » des banques centrales, et donc finalement des Etats, aux banques commerciales pourrait atteindre 80 à 100 milliards d’euros, dont environ 5 milliards pour les banques belges. « La BCE a créé une machine à billets qui enrichit les banquiers pendant qu’ils dorment », souligne Paul De Grauwe.
Et qui sont les généreux donateurs? Nous. C’est-à-dire l’Etat et donc, au final, les contribuables. Car ces sommes payées aux banques commerciales viennent réduire le montant des dividendes que les banques centrales versent aux Etats. C’est donc un manque à gagner direct pour le trésor public.
Articles sur le sujet (fr) :
La BCE fait un cadeau inutile de plus de 5 milliards aux banques belges (Trend Tendances)
https://trends.levif.be/a-la-une/banque/la-bce-fait-un-cadeau-inutile-de-plus-de-5-milliards-aux-banques-belges/
Pourquoi faut-il subsidier grassement les banques? (Le Soir)
https://www.lesoir.be/494424/article/2023-02-13/pourquoi-faut-il-subsidier-grassement-les-banques
The Swedish response to this pandemic was unique and characterised by a morally, ethically, and scientifically questionable laissez-faire approach, a consequence of structural problems in the society. There was more emphasis on the protection of the “Swedish image” than on saving and protecting lives or on an evidence-based approach. A strategy was never discussed among all relevant parties, and never implemented nor communicated to the public. In addition, there was an unwillingness and incapacity to admit any failures at all governmental levels; or to take any responsibility for the clearly detrimental outcomes for Swedish society. There were even attempts to revise history by changing, or deleting official documents, communication, and websites, and gaslighting the public. The Swedish authorities involved were not self-critical and did not engage in any official and open dialogue and misled the public by withholding correct information and even spreading misleading information. A small group of so-called experts with a narrow disciplinary focus received a disproportionate and unquestioned amount of power in the discussion, nationally and internationally. There was no intellectual/scientific discussion between stakeholders (including independent experts from different disciplines), and the international advice of WHO, ECDC and the scientific community was ignored and/or discredited.
Le vice-recteur de l’ULB, l’épidémiologiste Marius Gilbert s’est, on s’en souvient, étonné du recours à des firmes de consultants internationales dans la gestion politique de la crise sanitaire. A la suite de la parution de son livre Juste un passage au JT, il pose la question de la nécessité de ce recours ainsi que de son coût. Le journal Le Soir a mené une enquête en conséquence et chiffré ce coût à quelque 10 millions d’euros. L’interrogation nous paraît plus que pertinente et nous pensons qu’elle doit être élargie, tant quantitativement que qualitativement.
Quantitativement, parce qu’un examen rapide nous montre que ce recours est devenu systématique dans notre pays ; il dépasse de loin la nécessité de gérer la crise sanitaire ou l’urgence : ce sont désormais quasi toutes les réformes politiques qui sont pilotées par de tels cabinets internationaux. Il suffit de penser au pacte d’excellence, à la réforme wallonne de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, au projet « Get’up Wallonia », etc.
Disons que plus rien ne semble échapper à l’emprise des grandes firmes de consultance capitalistes dans le champ politique, mais aussi dans d’autres champs : de nombreuses grandes organisations du champ social ou du champ culturel par exemple suivent ou ont suivi la puissance publique dans cette curieuse voie.
(...)
La crise du coronavirus nous démontre à quel point nos politiciens sont, par construction de notre système, ineptes. Les réseaux sociaux les trompent en leur faisant croire qu’ils sont en contact avec la population, qu’ils comprennent les gens, qu’ils sont populaires. Ce mensonge n’est qu’un artefact technologique qui, sous prétexte d’optimiser les revenus publicitaires de quelques entreprises, enferme une minorité dans une bulle de résonnance hyperaddictive, mais décorrélée de la réalité.
Les scientifiques ne sont évidemment pas en reste. La recherche s’est transformée en une course à la publication. Les résultats incertains sont immédiatement transformés en titres sensationnalistes. Les codes sources sont très rarement partagés, la reproductibilité est nulle. Quand, tout simplement, l’idéologie ne prend pas le pas sur la méthode scientifique.
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A new study has found that right-wing authoritarians are considerably less funny than people who do not share that disposition.
Ce texte, signé par l’ancien président du Spa John Crombez et la députée NVA Valérie Van Peel, voudrait protéger in utero les futurs enfants dont les mamans boivent, se droguent ou souffrent de troubles psychiques. Louable intention, sauf que les moyens prévus sont, non seulement humainement atroces, mais totalement inadaptés à ces situations. Les assuétudes cela se soigne, avec un accompagnement et des produits de substitution pas par un sevrage abrupt, qui non seulement ne fonctionne jamais, mais engendre de terribles souffrances physiques, pour la future maman et donc pour l’enfant qu’elle porte. Ces députés devraient écouter les soignants qui accompagnent ces femmes pendant leur grossesse, mais qui doivent les renvoyer à leur solitude. Car, chez nous, il n’y a pas de financement pour les garder et les suivre, après l’accouchement, dans leurs premiers jours ou semaines avec le bébé.
L’effet pervers d’un tel projet est évident: les femmes à risque de tomber sous le coup de cette loi auront encore davantage de craintes de se confier et cacheront leur addiction pour ne pas être colloquées. Qui les en blâmera? Car, même malades, alcooliques ou droguées, les femmes veulent le meilleur pour leur futur enfant, envers et contre elles-mêmes. Prétendre le contraire, c’est se baser sur les stéréotypes les plus sexistes à propos des femmes qui seraient dévergondées, irresponsables, mauvaises mères.
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Curieusement, il n’y est jamais question de la responsabilité du géniteur ou du père avéré; ni des violences subies par ces femmes abîmées. Jamais ce texte n’évoque la protection des femmes, mais uniquement celle de leur fœtus comme si les droits de celui-ci primaient sur ceux de sa future maman. Exonérer le géniteur, enfermer et contrôler les femmes, faire primer la vie du fœtus sur celle de la femme: retour aux heures les plus sombres d’un patriarcat…
Chercher à banaliser l’influence des lobbys en arguant que les associations, elles aussi, sont régulièrement reçues par les conseillers ministériels ou les parlementaires est un grossier mensonge ! La réalité est bien différente. Les fédérations patronales, les entreprises, les cabinets privés de lobbying – pour ceux qui ont les moyens et les réseaux personnels – ont un accès privilégié aux cercles de pouvoir que les associations n’ont pas. De plus, l’influence ne doit pas être réduite aux rencontres discrètes avec les décideurs : interventions d’avocats d’affaires, pantouflage vers le secteur privé, financement de think tank et de chercheurs, font partie de la panoplie du lobbying économique… L’influence de ces représentants d’intérêts privés – pratiquant régulièrement le chantage à l’emploi – est effectivement considérable et s’exerce en toute opacité jusqu’au sommet de l’Etat.
Les associations qui défendent des causes sociales ou environnementales, donc d’intérêt général et d’utilité publique, doivent quant à elles se battre pour être entendues, trouvent trop souvent porte close auprès des institutions publiques et disposent de moyens financiers et humains sans commune mesure avec ceux des lobbys privés.
People who overestimate their understanding of political issues are more likely to believe conspiracy theories, according to new research that appears in the European Journal for Social Psychology.
Vous avez dit démocratie ? Il y a un an, grâce au précieux soutien de 7819 personnes, nous avons démarré un voyage en démocratie(s). Au fil des semaines puis des mois, au gré des rencontres, des échanges et des lectures, nous avons questionné ce mot étrange : la démocratie. En France mais aussi en Grèce, en Islande, en Belgique ou encore en Espagne, nous avons rencontré des citoyen·ne·s qui travaillent à insérer plus de démocratie dans leur quotidien. Voici en 90 minutes le résultat de cette aventure pour essayer de saisir ce que renferme ce mot. Un film de Henri Poulain, Julien Goetz et Sylvain Lapoix Réalisé par Henri Poulain
(Lien sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=RAvW7LIML60)
Pour le philosophe allemand pro-européen, les partis démocratiques devraient cesser de traiter les populistes avec des gants et défendre leurs propres valeurs.
Témoins médiatiques, rescapés, politiques et responsables associatifs se sont succédé jeudi et vendredi à la barre du Tribunal permanent des peuples, à Paris. Le verdict a été rendu dimanche au festival Moussem de Gennevilliers.
Alors que l’Union européenne investit comme jamais dans la « sécurité », un rapport décrit l’influence des entreprises privées dans la définition de cette politique. Selon les auteurs, « la poursuite privée du profit a été confondue avec l’intérêt général du public, au prétexte d’une “sécurité” dont la démocratie paie le prix ».