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Ce texte, signé par l’ancien président du Spa John Crombez et la députée NVA Valérie Van Peel, voudrait protéger in utero les futurs enfants dont les mamans boivent, se droguent ou souffrent de troubles psychiques. Louable intention, sauf que les moyens prévus sont, non seulement humainement atroces, mais totalement inadaptés à ces situations. Les assuétudes cela se soigne, avec un accompagnement et des produits de substitution pas par un sevrage abrupt, qui non seulement ne fonctionne jamais, mais engendre de terribles souffrances physiques, pour la future maman et donc pour l’enfant qu’elle porte. Ces députés devraient écouter les soignants qui accompagnent ces femmes pendant leur grossesse, mais qui doivent les renvoyer à leur solitude. Car, chez nous, il n’y a pas de financement pour les garder et les suivre, après l’accouchement, dans leurs premiers jours ou semaines avec le bébé.
L’effet pervers d’un tel projet est évident: les femmes à risque de tomber sous le coup de cette loi auront encore davantage de craintes de se confier et cacheront leur addiction pour ne pas être colloquées. Qui les en blâmera? Car, même malades, alcooliques ou droguées, les femmes veulent le meilleur pour leur futur enfant, envers et contre elles-mêmes. Prétendre le contraire, c’est se baser sur les stéréotypes les plus sexistes à propos des femmes qui seraient dévergondées, irresponsables, mauvaises mères.
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Curieusement, il n’y est jamais question de la responsabilité du géniteur ou du père avéré; ni des violences subies par ces femmes abîmées. Jamais ce texte n’évoque la protection des femmes, mais uniquement celle de leur fœtus comme si les droits de celui-ci primaient sur ceux de sa future maman. Exonérer le géniteur, enfermer et contrôler les femmes, faire primer la vie du fœtus sur celle de la femme: retour aux heures les plus sombres d’un patriarcat…
Aux hommes l’audace et le génie musical. Aux femmes la sexualisation du corps derrière le génie musical. Comme si les deux étaient incompatibles.
As part of a series on the rising global phenomenon of online harassment, the Guardian commissioned research into the 70m comments left on its site since 2006 and discovered that of the 10 most abused writers eight are women, and the two men are black.
Les évaluations des enseignements par les étudiants peuvent avoir deux objectifs : améliorer la pédagogie des enseignants et servir de base pour les décisions de recrutement ou de promotion du personnel enseignant dans les établissements d’enseignement supérieur. (...) En réalité, ce score mesure bien d’autres choses. Alors qu’il n’est pas significativement corrélé avec l’apprentissage (mesuré par le niveau atteint par un étudiant en fin de semestre), il est corrélé avec des biais de genre de la part des étudiants. (...) Une étude récente (...) confirme et développe les résultats de deux études sur le sujet [qui] montrent que les étudiants évaluent systématiquement mieux les hommes que les femmes, alors que rien ne semble indiquer que les étudiants apprennent mieux avec des enseignants hommes.
La Youtubeuse Solange te parle s’est plié à l’exercice thérapeutique consistant à lire à haute voix les messages haineux qu’elle reçoit.
Des “tranches de haine” bien épaisses du genre : “Je peux pas saquer le ton de cette pute snob et prout prout bourgeoise”, “Tu es une merde pensante, intelligente, mais merde tu es”, ou encore “J’aurais aimé qu’un chien te viole” .
Une anthologie d’insultes sexistes d’une rare violence, qui s’abattent dans cette vidéo sur un pauvre petit chien visiblement traumatisé.
Marre de serrer les dents, de mettre la musique à fond et de regarder vos pieds ? Ras-le-bol d’être témoin de ces situations sans savoir comment réagir ou sans oser le faire ?
Le « Petit guide illustré du respect dans la rue (ou ailleurs) » propose des réponses à ces questions, le tout assaisonné avec l’humour décapant des illustrations de Thomas Mathieu.
«Comme cela fut le cas pour la «race» ou la «religion», l’Etat devrait cesser de prendre en considération le sexe pour l’identification des personnes.»
Selon une enquête réalisée en juillet 2014 dans le métro parisien, 94% des 150 femmes interrogées indiquent avoir déjà subi des comportements sexistes, du sifflement à l’agression sexuelle. Par peur d’agression, près des trois quart d’entre elles adaptent leur comportement ou leurs tenues vestimentaires lorsqu’elles sont dans le métro.
Les stéréotypes de genre illustrés par Liliaimelenougat avec beaucoup d’humour
"J'ai 14 ans et une voiture conduite par un homme d'une cinquantaine d'année ralentie et me klaxonne parce que je porte une jupe.
J'ai 15 ans et un homme d'âge mur m'aborde dans une rue deserte en milieu de journée pour me proposer d'aller prendre un verre. Je dis non, il insiste, je dois y aller mais il dit que si je pars "ça va mal se passer". J'explique que j'ai un petit ami mais "il s'en fiche". Je profite du passage d'un couple pour partir en courant tandis qu'il me hurle dessus.
J'ai 16 ans et un homme tente de m'entrainer dans une ruelle deserte pendant la techno parade tandis qu'un autre profite de la foule dansante pour frotter son entrejambe en érection au derrière de ma soeur.
Ma soeur a 23 ans et alors qu'elle fait un doigt d'honneur a un groupe d'homme qui la sifflent et lui expliquent toutes les saletés qu'ils veulent lui faire, ils lui jettes une bouteille de bière en verre a deux centimètres du visage.
J'ai 17 ans et un vieux monsieur agite sa langue en se remettant les parties en place tout en me regardant droit dans les yeux.
J'ai 18 ans et un groupe de garçons hurlent qu'il veulent voir ma jupe se soulever sur mon "beau ptit cul" alors que je me promène avec ma mère et ses amies.
J'ai 19 ans et un garçon de mon entourage complètement ivre me tient des propos deplacés en présence de mon compagnon. Quand on lui rappelle ce qu'il a dit le lendemain il est embarrassé et désolé et s'excuse auprès de mon petit ami mais pas auprès de moi.
J'ai 20 ans et alors que je prends le rer pour rentrer de la fac un homme se masturbe en me regardant.
J'ai 21 ans et alors que je raccompagne une amie à la gare, un homme nous demande une cigarette. Nous refusons, il nous crache dessus nous traite de salope, nous jette une pièce de 20 centimes au visage pour que mon amie aille se payer un "maigrissage" parce qu'elle n'est qu'une "grosse vache".
J'ai 22 ans et quand je rejoins mon lieu de travail après ma pause déjeuner, un mec hurle comme un loup depuis sa voiture avant de me gueuler un "t'es bien charmante". Un autre me siffle. Aujourd'hui j'ai 23 ans et on me dit que je m'énerve pour un rien, que je suis intolérante et paranoïaque envers les hommes. Ma propre mère me trouve trop révoltée et pense que les féministes sont des folles furieuses qui veulent dominer le monde.
J'ai 23 ans et je commence seulement à avoir le courage de dire stop."
Ce texte répond aux personnes qui « défendent » le viol parce qu’il y a des circonstances « atténuantes », parce que les personnes impliquées ne se sont pas « comprises », parce que la femme ment, parce que, parce que, parce que,… Il décrit clairement la façon dont les hommes peuvent en toute « innocence » ignorer que ce qu’ils font est une atteinte à l’intégrité des femmes. Ce que sous-tend ce texte est que si dans certains cas, des hommes se trompent encore à propos de leurs « droits » et « privilèges » sur les femmes, des organisations de gauche ne peuvent pas faire cette erreur de manière collective. Si un homme abuse d’une femme et qu’en plus il pense qu’il avait le droit de la faire parce que…, parce que…, parce que…, le rôle des organisations est de prendre position pour les femmes et de partir du principe de base que si une femme n’est pas enthousiaste pour une relation sexuelle, alors aucun homme n’a aucun droit de lui forcer la main. Les hommes qui se sont « trompés » sur le consentement de la femme ne doivent pas être excusés pour autant, car le mal, ils l’ont fait. Pour traiter une accusation de viol, il est indispensable de partir du principe que le viol a bien eu lieu, et pas le contraire.