T.I.C. & POSTMEDIA : CYBERCITOYENNETE - EXPRESSION PUBLIQUE - RESEAU - GENERAL INTELLECT
L’avenir du libre dans notre société. « Le logiciel libre doit s’institutionnaliser. »
La première phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), qui s’est déroulée à Genève en décembre 2003, a laissé deux sujets cruciaux en suspens. Le premier traite de la manière de financer l’implantation appropriée des technologies de l’information et de la communication pour le développement. Outre l’inclusion numérique, ceci implique, surtout dans les pays moins développés, un effet de levier dans les domaines de l’infrastructure, de la formation et du développement durable.
Depuis le 15e siècle au moins, les propagandistes au service des États ou des entreprises emploient le terme « piraterie » pour diaboliser la saisie et la revente d’un bien privé. Plus récemment, l’emploi de ce terme a été étendu à la reproduction et à la distribution non autorisées de biens immatériels, que les « pirates » soient motivés ou non par le profit. La campagne de propagande orchestrée autour de la « piraterie » en ligne a remporté un grand succès. Il est toutefois rare qu’une enquête publique inclue une estimation de la menace que constitue, pour le savoir et la créativité, l’appropriation du patrimoine commun des connaissances par des multinationales privées.
"Technology is one of the major sources of public power in modern societies. So far as decisions affecting our daily lives are concerned, political democracy is largely overshadowed by the enormous power wielded by the masters of technical systems: corporate and military leaders, and professional associations of groups such as physicians and engineers. They have far more to do with control over patterns of urban growth, the design of dwellings and transportation systems, the selection of innovations, our experience as employees, patients, and consumers, than all the governmental institutions of our society put together. " (...)
Le Knowledge Management est-il une notion essentiellement néo-libérale? Peut-on pratiquer un Knowledge Management alternatif dont l’objectif ne serait ni l’exploitation du capital humain dont nous parle André Gorz, ni la forme contemporaine de la relation de type néocoloniale qu’analyse Kenneth King?
Enjeux de la gouvernance de l'internet. Site créé par l'AFNIC
This research focuses on emerging institutional mechanisms which seek to answer the question of market failures by means other than command-and-control regulation imposed in the name of the public interest. It seeks to identify these new mechanisms, to evaluate them and to make institutional proposals for an improved form of governance.
Cet article décrit les caractéristiques institutionnelles et normatives des biens communs, et explique pourquoi ils sont pérennes dans de nombreux contextes. Il explique comment l'entretien d'une infrastructure centrale de biens communs, pour les ressources nécessaires à la production et à l'échange d'information à travers l'environnement informationnel, est important aussi bien pour la démocratie que pour les libertés individuelles. Il conclut en donnant les grandes lignes d'une liste de décisions politiques concrètes nécessaires à la mise en place d'une telle infrastructure centrale de biens communs.
Voir aussi : https://web.archive.org/web/20100228065917/http://temps-reels.net/article1418.html
Production is shifting from physical products like blue jeans, to decentralized information goods, like articles on the Internet. This gives users more power (they can publish instead of just reading), creates more opportunities for democratic participation, lowers costs for developing countries, and democratizes the creation of our culture.
This book will analyze these changes by looking at what new technologies make easy, applying an individualist economic model, and examining the effects on human beings. As the state's role has largely been to support big companies, this book will largely ignore it, even though it could be used as a force for good.
Nous remplissons par trop imparfaitement notre mission de diffusion de la connaissance si l’information n’est pas mise rapidement et largement à la disposition de la société. De nouvelles possibilités de diffusion de la connaissance, non seulement sous des formes classiques, mais aussi, et de plus en plus, en s’appuyant sur le paradigme du libre accès via l’Internet, doivent être soutenues. Nous définissons le libre accès comme une source universelle de la connaissance humaine et du patrimoine culturel ayant recueilli l’approbation de la communauté scientifique.
Dans le but de concrétiser cette vision d’une représentation globale et accessible de la connaissance, le web du futur doit être durable, interactif et transparent. Le contenu comme les outils logiciels doivent être librement accessibles et compatibles.
"La plupart des lecteurs sont familiers avec le concept de 'peer to peer' dans le domaine technologique, et spécifiquement, en tant que technologie de base pour le partage de fichiers, et connaissent les nombreuses controverses suscitées par l’échange (en fait : le ‘partage’) de contenus musicaux et audiovisuels. Notre propre conception du peer to peer, ou 'pair à pair' est bien plus large. Il s'agit en fait d'une dynamique intersubjective caractéristique des réseaux distribués. Le but de cet essai est de montrer qu'il s'agit d'une véritable nouvelle forme d’organisation sociale, apte à produire et échanger des biens, à créer de la valeur. Celle-ci est la conséquence d'un nouvel imaginaire social, et possède le potentiel de devenir le pilier d'un nouveau mode d'économie politique, voire d'un nouveau type de civilisation. Pour cela, nous allons d'abord définir le P2P, décrire en bref ses manifestations, et le différencier d'autres modalités d'échange intersubjectif tels que le marché, la hiérarchie, l'économie du don."