Quotidien Shaarli
September 15, 2026
Les résultats de PISA, l’enquête internationale de l’OCDE sur les compétences des élèves de quinze ans, viennent de tomber. Valérie Glatigny y trouve la confirmation de ses convictions : il faudrait davantage d’exigence et d’autorité dans l’enseignement. Une curieuse lecture, dont les prescriptions figuraient déjà dans le programme électoral du MR. Des discours de campagne aux décrets votés, en passant par le « baromètre du respect », une même politique se dessine : comprimer les moyens, durcir la sélection, puis faire porter aux élèves et aux familles la responsabilité de l’échec. Le détour par la Finlande montre combien cette direction menace l’égalité d’accès aux savoirs.
"[Glatigny] espère obtenir par la crainte de l’échec ce que l’institution peine à produire par l’apprentissage. Un élève qui ne comprend pas une fraction aurait besoin de redouter davantage son bulletin ; une famille qui peine à répondre devrait surtout apprendre à respecter les délais. La difficulté devient une faute. L’échec peut alors passer pour le juste verdict d’une école redevenue exigeante.
C’est en ce sens que la politique de Glatigny relève d’une droite dure : elle associe la restriction des ressources collectives, le durcissement de la sélection et le renvoi des difficultés vers la responsabilité individuelle. Cette logique est contreproductive pour l’égalité d’accès aux savoirs, parce qu’elle affaiblit ce qui permet de compenser les ressources très inégales des familles. Les mieux dotées pourront acheter de l’aide, maitriser les procédures, sécuriser les parcours. Les autres dépendront davantage d’une institution à laquelle on demande de faire avec moins."