Le commissaire européen à l’Energie presse les Etats membres à prendre des mesures à court terme face à la crise et à long terme pour renforcer leur indépendance énergétique.
“Même si [...] la paix revient demain, nous ne reviendrons pas à la normale dans un avenir prévisible”, a-t-il prévenu à l’issue d’une réunion extraordinaire des 27 ministres de l’Energie de l’UE qui s’est tenue mardi pour discuter de la crise.
“Plus on peut économiser le pétrole, en particulier le diesel, en particulier le kérosène, mieux on se porte”, a défendu Dan Jørgensen, confirmant les informations de POLITICO selon lesquelles Bruxelles souhaitait que les Européens voyagent moins.
Il a appelé les pays membres à suivre les conseils de l’Agence internationale de l’énergie, à savoir “travailler à domicile dans la mesure du possible, réduire les limitations de vitesse sur les autoroutes de 10 kilomètres [par heure], encourager les transports publics, mettre en place une circulation alternée des voitures [...] augmenter le covoiturage et adopter des pratiques de conduite économes”.
A plus long terme, il a exhorté les Etats membres à redoubler d’efforts pour déployer davantage d’énergies renouvelables, déclarant que “c’est maintenant que nous devons enfin inverser la tendance et devenir véritablement indépendants sur le plan énergétique”.
Et si l’on misait davantage sur le vélo électrique pour sortir du tout-bagnole ?
À l’heure où les transports représentent 34% des émissions territoriales en France, le vélo à assistance électrique (ou VAE) continue de subir de plein fouet les préjugés. Il serait trop polluant (la faute à sa batterie dévoreuse de ressources) et ne permettrait pas (vraiment) de faire du sport.
Les données scientifiques montrent pourtant l’inverse. Non seulement c’est un levier efficace pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, mais il est aussi peu polluant et encourage l’activité physique… surpassant même en moyenne les vélos traditionnels.
Apparemment le ministre de la Mobilité a le souhait de rendre obligatoire le port des casques d'ici l'automne... Encore une approche dogmatique dans ce monde dédié à l'auto. Oui le casque protège... dans certains cas (en gros quand tu tombes tout seul, par contre, il est structurellement incapable de compenser le différentiel de masse et d'énergie lors d'un accident avec une voiture ou un camion). Dans la majorité des accidents mortels, à vélo, malheureusement, il ne sert statistiquement à rien.
Ce qui protège, c'est de limiter la vitesse est autres véhicules (zones 30km/h) là où on envoie des personnes à vélo rouler au milieu du trafic motorisé. Corollaire : à améliorer les infrastructures qualitatives pour soutenir la mobilité active...
Au passage, pendant de temps, on laisse les motos électriques (entendez les vélos électrique chinois, genre fatbikes non homologués et débridés - donc non assurés -) en vente libre et compliquer encore un peu plus la "cohabitation" et augmenter les risques pour tous...
Sur le projet d'obligation du part du casque : https://bx1.be/categories/news/le-port-du-casque-bientot-obligatoire-pour-les-velos-et-trottinettes-depassant-20-km-h/
Sur le casque : Le rapport "FLAM" (Facteurs liés aux accidents mortels) du Cerema (2021) souligne que les facteurs d'infrastructure et la masse des véhicules antagonistes sont des prédicteurs de mortalité bien plus puissants que le port ou non d'un équipement de protection individuelle.
https://www.cerema.fr/system/files/documents/2021/08/2021_08_06_flam_facteurs.pdf
Sur les fatbikes chinois : https://www.youtube.com/watch?v=m9GHBDJJ-CA
Partout en Europe, les législateurs continuent d'écouter les entreprises énergétiques établies, qui ont besoin d'un soutien politique vital pour survivre, au lieu de soutenir des technologies qui sont déjà viables sur des marchés ouverts. Les énergies renouvelables ont peut-être eu besoin d'un coup de pouce à leurs débuts. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Les permis d'exploitation énergétique doivent être considérés comme des priorités de sécurité nationale, au même titre que les acquisitions de défense. Si l'obtention d'un permis pour un parc éolien prend huit ans, alors qu'une guerre peut bloquer un détroit en huit heures, le système d'autorisation constitue un handicap stratégique.
L'administration Trump et un réseau de think tanks d'extrême droite s'attaquent de plus en plus à la réglementation numérique de l'UE et aux règles de modération des contenus. Les eurodéputés d'extrême droite se sont emparés de ce discours, tandis que les entreprises technologiques espèrent en tirer profit.
"La colère est un levier puissant pour combattre les injustices et les inégalités dans la société et dans le monde. « Quand ses conditions de vie sont insupportables, par exemple, on a le droit de descendre dans la rue en hurlant sa colère. C’est une colère saine, pour la dignité, pour la restauration de l’estime de soi. Cela ne signifie pas que si on croise quelqu’un qui pense différemment de soi, on va lui casser la figure. Il a le droit de donner son point de vue. On va discuter avec lui. Ce n’est pas pour autant qu’on va taire sa colère ».
Mais une colère légitime peut aussi être l’objet de manipulations, dénonce le psychiatre. Et nourrir la haine de l’autre. C’est ce que font les partis populistes. « Ils disent aux gens : ‘On va vous expliquer pourquoi vous vous sentez incompris, malmenés, méprisés’. Pour le faire, ils choisissent la solution la plus simple qui soit : une cause unique à tout. Et cette cause unique à tout, ce sont les émigrés. Ils poussent les gens à passer d’une colère légitime, d’indignation, de protestation à une colère archaïque, de nouveau-né, de toute-puissance. C’est pour cela que je dis que la régression démocratique est aussi une régression psychique et que la régression psychique est aussi une régression démocratique »."
La colère et le chagrin. D’une émotion intime à sa mobilisation sociale, Serge Tisseron (Albin Michel)
"Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses.
Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat. Cette asymétrie dans l’accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit.
Nous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d’analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique."
"La tentation serait pourtant d’y voir la preuve d’un manque de respect généralisé. L’étude nuance ce jugement. Si le tabagisme s’est socialement concentré dans certains milieux, le geste de jeter un mégot traverse toutes les catégories. Il dépend souvent de circonstances très concrètes : l’attente, la consommation d’alcool, l’effet de groupe, l’absence de cendrier ou simplement une habitude ancienne. Surtout, une minorité de personnes – et de mégots – suffit à transformer l’apparence d’un lieu. Selon les spécialistes interrogés dans cette enquête, 10 à 20 % d’individus indifférents peuvent dégrader durablement un espace et enclencher ce cercle bien connu des urbanistes, qu’on pourrait résumer à cette formule : «Le sale appelle le sale.»
Mais au-delà de la question des déchets, ce que révèle vraiment cette enquête touche au cœur du lien civique. La propreté d’un lieu reflète souvent le degré d’appropriation collective de l’espace public. Là où les habitants, les commerçants et les usagers se sentent responsables d’un quartier, les comportements respectueux se diffusent plus facilement. À l’inverse, l’anonymat, la surfréquentation ou l’absence de lien social favorisent les incivilités du quotidien.
Observer les mégots n’a donc rien d’anecdotique. Derrière ces petits déchets se cache un enjeu bien plus vaste que la propreté urbaine : notre capacité à considérer l’espace public comme un bien commun. En somme, ce que nos mégots disent de nous, c’est notre manière de faire société."
La France vue du sol. Quand la géographie des mégots révèle les mutations des territoires, par Jean-Laurent Cassely, Institut Terram, janvier 2026.
On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?
"Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.
À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister."
In theory, OOXML (Office Open XML) is an ISO/IEC standard (ISO/IEC 29500), despite heavy technical criticism being raised by many parties during the process and completely ignored by ISO/IEC. This shows that it is not a standard, let alone an open standard.
The following is a summary of these criticisms:
Complexity of specifications: the standard is extremely voluminous (~7,000 pages), making it virtually impossible for third parties to implement correctly. This contrasts sharply with competing standards such as ODF, which are much more concise.
Implementation inconsistencies: Microsoft Office applications do not implement the standardized version (ISO/IEC 29500 Strict), but use the “Transitional” variant, which includes compatibility features with legacy formats that contradict the stated goal of being a clean, modern, and above all open and standard format.
Proprietary dependencies: The specifications refer to several undocumented legacy behaviors of previous versions of Microsoft Office and require implementers to decode Windows-specific features to achieve compatibility.
Binary blob remnants: Despite being based on XML, OOXML incorporates binary data structures in many places, particularly for backward compatibility with legacy formats, and this compromises the transparency that XML should guarantee.
Platform-specific elements: The standard contains Windows-specific elements related to fonts, rendering, and other system behaviors that make any cross-platform implementation difficult or even impossible.
Controversy over the standardization process: The fast-track approval process adopted for OOXML by ISO/IEC was highly controversial, with allegations of procedural irregularities and vote manipulation raising legitimate doubts about the validity of the standard.
« Les jeunes sont accros aux réseaux sociaux à cause de la dopamine. » Cette phrase, devenue un lieu commun des débats publics, mérite qu’on s’y arrête — elle est au mieux dangereusement incomplète. Et pour cause : nous l’avons déjà entendue. Il y a trente ans, certains gros titres affirmait que l’addiction aux drogues n’était rien d’autre qu’une maladie cérébrale, réductible à une perturbation du circuit de la récompense. Aujourd’hui, le même raccourci neurobiologique migre vers les écrans — comme si la leçon n’avait pas été tirée.
Le champ des addictions a emprunté ce raccourci à de trop nombreuses reprises. Depuis les travaux fondateurs d’Olds et Milner (1954) sur les circuits de la récompense jusqu’aux recherches de Volkow et al. (1993) sur les récepteurs dopaminergiques, la neurobiologie a progressivement imposé sa grille de lecture. Alan Leshner, directeur du National Institute on Drug Abuse (NIDA) — qui finance la grande majorité des recherches dans le domaine des addictions —, l’a cristallisée en 1997 dans une formule restée célèbre : « Addiction is a brain disease. » Ce modèle a eu des effets réels — réduction d’une forme de stigmatisation, légitimation de traitements ou mobilisation de financements. Mais il a aussi renforcé un angle mort : en centrant l’explication sur le cerveau individuel et la pathologie, il a rendu invisibles les déterminants sociaux, économiques et commerciaux des conduites addictives et des consommations, et affaibli le débat sur la régulation des industries qu’elles soient légales et illégales.
Aujourd’hui, la Commission européenne a enregistré une initiative citoyenne européenne (ICE), intitulée « Réseau social public européen » .
L’initiative invite la Commission à créer, par voie législative, une plateforme de médias sociaux publique au niveau européen . Cette plateforme constituerait une alternative aux plateformes actuelles et fonctionnerait comme un service public, financée par la société et placée sous son contrôle. Elle pourrait ainsi rester impartiale et indépendante des pressions politiques tout en garantissant les droits de tous sans distinction .
https://citizens-initiative.europa.eu/index_fr
La collecte des signatures débutera sous peu ici (4/3/2026) :
https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2026/000004_fr
Aujourd’hui, au vu de la montée des radicalismes, de l’autoritarisme et des mensonges dans le monde mais aussi en Belgique, nous n’avons plus le luxe de considérer l’apprentissage de la citoyenneté comme secondaire. Ainsi, deux heures de philosophie et citoyenneté constituent désormais une urgence démocratique. Dans ce cadre, il faut rappeler que la démarche philosophique proposée dans ce cours neutre, est bien celle du décentrement. En d’autres termes, l’élève est invité à se décentrer de ses positions pour prendre en compte d’autres positions sur tous les sujets de société, condition fondamentale du respect du pluralisme démocratique. Ainsi, le dialogue inter-convictionnel ne peut être confondu avec le cours de philosophie et citoyenneté. Bien que nécessaire, il se limite au dialogue entre religions ou morales non religieuses/laïque. Imposer le dialogue interconvictionnel dans un cours de philosophie et citoyenneté ou l’envisager à sa place reviendrait à « dé-neutraliser » ce cours.
Dans une carte blanche, plusieurs professeurs et chargés de cours en droit constitutionnel dénoncent la volonté de la ministre Van Bossuyt (NV-A) de poursuivre « sa politique de non-accueil de certains demandeurs d’asile, en méconnaissance flagrante (d’un) arrêt de la Cour constitutionnelle ».
"Dans un Etat de droit démocratique, les autorités politiques démocratiquement élues ne concourent pas seules à l’expression de la volonté générale. Leurs décisions s’inscrivent dans un réseau de procédures et d’institutions destinées à prévenir contre les potentiels errements d’une majorité parlementaire. Par leur fonction essentielle de gardiens de la Constitution, les juges constitutionnels garantissent que la volonté générale exprimée par la loi respecte la Constitution. Ce contrôle est un élément majeur du patrimoine constitutionnel européen ; il permet d’assurer le respect de règles si fondamentales qu’on a jugé utile de les inscrire durablement dans la Constitution, contre les abus des détenteurs actuels du pouvoir."
The European Fact-Checking Standards Network (EFCSN) released a White Paper today documenting a systemic decline in the integrity of European information spaces. The report identifies a "Great Retreat" where major technology companies have begun backtracking on long-standing commitments to combat disinformation.
3 mars 2026 – Le Réseau européen des normes de vérification des faits (EFCSN) a publié aujourd’hui un livre blanc documentant un déclin systémique de l’intégrité des espaces informationnels européens. Le rapport met en évidence un « grand recul » : les géants du numérique ont commencé à revenir sur leurs engagements de longue date en matière de lutte contre la désinformation.
Les conclusions de l'étude révèlent un changement de priorités chez les entreprises suite à l'élection présidentielle américaine de 2024. Plusieurs plateformes influentes, dont Google Search, YouTube et LinkedIn, ont renoncé à leurs engagements clés en matière de vérification des faits, conformément au Code de conduite de l'UE sur la désinformation. Face à la réduction de ces efforts de lutte contre la désinformation sur les plateformes numériques, l'EFCSN alerte sur les graves menaces qui pèsent sur l'intégrité des processus démocratiques et la confiance du public.
Ce revirement coïncide avec des attaques infondées lancées par les États-Unis contre la communauté européenne de l'intégrité de l'information. L'EFCSN réaffirme que la vérification des faits est une expression fondamentale de la liberté d'expression et un outil essentiel pour éclairer les citoyens grâce au contexte, plutôt que de les faire supprimer.
Le rapport souligne que les conséquences de ce repli dépassent largement le cadre politique, pesant lourdement sur l'économie et la santé publique européennes. La désinformation est désormais reconnue comme une menace stratégique pour les entreprises, l'économie mondiale perdant chaque année des dizaines de milliards de dollars . Des secteurs d'importance stratégique, tels que les énergies renouvelables et la 5G , sont fréquemment la cible de campagnes coordonnées. Par ailleurs, la désinformation en matière de santé a engendré un gouffre économique considérable.
Qu'est ce qu'une bonne société (et comment la construire) ?
Cet essai, version éditée de la conférence Cochrane donnée à la Society for Social Medicine and Population Health à Bradford en 2025, expose la vision personnelle de l'autrice Kate Pickett et de ce à quoi nous devrions aspirer et de la manière dont nous pourrions y parvenir.
Elle commence par présenter des preuves établissant un lien entre les inégalités socio-économiques et le bien-être, et souligne que les éléments constitutifs d'un lieu utopique existent, mais pas tous au même endroit. En s'appuyant sur les enseignements tirés de la santé publique en matière de prévention et d'intervention en amont, elle présente ensuite ce qu'elle considère comme les deux politiques les plus prometteuses que nous pouvons mettre en œuvre : un revenu de base universel et un impôt sur la fortune, soutenus par des assemblées citoyennes, des budgets participatifs et des structures institutionnelles favorisant l'élaboration de politiques sociales fondées sur des données probantes. L'autrice soutient que nous disposons des données et des outils nécessaires pour créer collectivement une bonne société et qu'il est possible de changer de cap et de léguer un monde meilleur aux générations futures. Une bonne société est une société où la santé physique et mentale de chacun est aussi bonne que possible, parce que la prévention est une priorité et que les inégalités en matière de santé sont nivelées en s'attaquant aux déterminants plus larges de la santé. C'est une société où ceux qui ont besoin de soins – qu'il s'agisse d'enfants, de personnes handicapées ou de personnes âgées – sont pris en charge sans subir de stress financier, dans des environnements où leur bien-être émotionnel et social est aussi important que leurs besoins physiques.
Nos enfants et nos jeunes devraient s'épanouir dans un système éducatif qui stimule leur imagination, inspire leur créativité, leur donne les compétences nécessaires pour la vie et ne laisse personne de côté.
A TikTok-style interface for exploring random Wikipedia articles.
Dans une note publiée en mai 2025, Éconosphères évaluait le montant des aides aux entreprises privées belges à 51,9 milliards d’euros en 2022. Avant que la Banque nationale de Belgique ne produise sa propre estimation quelques mois plus tard. Avec toujours la même interrogation: ces aides sont-elles efficaces? Et les évalue-t-on assez ?
Les premières conclusions de l’étude sur l’impact de la légalisation partielle du cannabis en Allemagne ne montrent pas d’augmentation à court terme de la consommation ou des infractions routières liées, mais plutôt une forte baisse des poursuites judiciaires.
Des chercheurs du Centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE) en Allemagne ont étudié les effets à court terme de la légalisation partielle du cannabis pour les adultes. En avril 2024, la loi CanG est entrée en vigueur en Allemagne, autorisant la culture et la possession limitées de cannabis à des fins récréatives pour les adultes.
Suite à cela, une nouvelle limite légale de 3,5 nanogrammes de THC par millilitre de sérum sanguin a été établie en août 2024 pour la conduite automobile.
https://www.newsweed.fr/gouvernement-allemand-augmenter-limite-thc-volant/
Publiée dans la revue The Lancet Regional Health – Europe, cette étude serait la première à évaluer l’impact à court terme de la légalisation du cannabis en Allemagne sur la consommation et la conduite sous l’influence du cannabis.
https://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(26)00005-0/fulltext
DOI: 10.1016/j.lanepe.2026.101593
« Dans l’ensemble, cette étude n’a révélé aucun impact à court terme sur la consommation de cannabis ou la conduite sous l’influence du cannabis après la légalisation du cannabis en Allemagne », concluent les chercheurs.
Dans le même temps, les infractions liées au cannabis enregistrées par la police auraient diminué de 60 à 80 %. Les statistiques de la police allemande sur la criminalité pour 2024 font état de 100 000 affaires pénales de moins dans ce domaine par rapport à l’année précédente, les consommateurs occasionnels n’étant plus poursuivis au pénal.
L’idée que les voitures et les stationnements sont nécessaires au business des centre-villes est en effet une fausse croyance, un mythe, largement démenti par les faits. Car en matière de commerce comme dans beaucoup d’autres, l’intérêt général écologique converge avec l’intérêt économique des commerces locaux.