Les années 2020 verront la naissance de nouveaux ingénieurs et architectes de l’infiniment petit. Ils sauront marier les technologies biologiques, informatiques nano et écotechnologiques pour inventer les produits de demain. Ces progrès scientifiques ouvriront de nouveaux horizons riches de promesses, mais aussi lourdes de menaces pour l’homme.
Les technologies de la communication vont connaître une progression explosive entre 2010 et 2020, bouleversant nos vies comme l’économie et faisant apparaître de nouveaux dangers : atteinte à la vie privée, piratages, virus, « infopollution »… La prolongation de la durée de vie, grâce à une connaissance accrue des mécanismes du vieillissement, suscitera de fortes tensions sociales et politiques. Enfin, écologie et économie, qui devraient être les deux faces d’une même médaille, se trouveront confrontés plus durement à leurs contradictions.
Les sciences de la complexité peuvent nous aider à penser le futur des sociétés humaines. Au-delà de l’approche analytique traditionnelle, elles permettront de construire notre avenir sur la base d’une vision globale et à long terme de l’évolution des systèmes complexes (économiques, écologiques, industriels et politiques) dont nous faisons partie.
A l’homme de savoir fixer les limites pour éviter que ses créatures biologiques ou électroniques ne se retournent contre lui.
Joël de Rosnay, docteur ès sciences, est président exécutif de Biotics International et conseiller du président de la Cité des sciences et de l’industrie. Ancien chercheur et enseignant au Massachussetts Institute of Technology dans le domaine de la biologie et de l’informatique, il a été successivement attaché scientifique auprès de l’ambassade de France aux Etats-Unis, directeur scientifique à la Société européenne pour le développement des entreprises et directeur des applications de la recherche à l’Institut Pasteur.
NOTE : livre disponible sous Creative Commons, en PDF ou mp3!
“Nous avons certainement besoin d’en débattre et d’établir un nouveau pacte pour la vie privée – pour qu’on puisse utiliser ces données sans en abuser”, clame le professeur Pentland. Adam Greenfield ne dit pas autre chose en proposant ses 5 principes éthiques (http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/366/1881/3823) sur lesquels devraient se bâtir les systèmes pervasifs.
At a time when both the landscape of everyday life and the choices available to us there are increasingly conditioned by ubiquitous information processing systems, it seems wise to articulate some general principles guiding their ethical design and deployment. I here enunciate five broad guidelines for the designers of such systems, including recommendations that they be devised in such a way as to default to harmlessness, be conservative of time, be conservative of face, be self-disclosing and be deniable. I conclude with some observations about the likelihood of any such principles winning usefully widespread voluntary adherence.
Etonnant !!
Larry Lessig, l'avocat le plus de célèbre de la toile, invoque John Philip Sousa, les droits célèstes du copyrights et le "cartel ASCAP" dans son plaidoyer pour la résurrection de notre culture de la créativité.
Constant est une association sans but lucratif dirigée par des artistes, basée à Bruxelles depuis 1997 et active dans les domaines de l’art, des médias et de la technologie.
Weblog collaboratif portant sur les enjeux sociopolitiques, technologiques et stratégiques entourant la normalisation et l'accessibilisation du Web, mais aussi un million d'autres trucs tout aussi futiles qui nous passent par l'esprit...
Le professeur Uzi Vishkin de la Clark School of Engineering de l'Université du Maryland vient de rendre public un prototype de supercalculateur qui pourrait révolutionner l'informatique grand public. Lui et son équipe ont réussi à installer 64 processeurs à 75 MHz fonctionnant en parallèle sur un même circuit imprimé de la taille d'une carte vidéo.
Résultats de l'enquête 2006 de l'AWT concernant les équipements et les usages TIC des citoyens et des ménages en Région wallonne (téléphonie, équipement TIC, usages Internet, commerce électronique, etc.
The launchpad for emerging technology
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille
"Dans les sociétés modernes, la hiérarchie de la richesse et du pouvoir est censée refléter les degrés de capacités de la population. La seule richesse ou la naissance ne justifient plus le privilège. Maintenant ce sont l'éducation et la compétence qui ont cette fonction. Voilà la thèse fondamentale de la technocratie post-industrielle. Bien sûr, la technocratie est davantage une idéologie qu'une réalité. Bien que le progrès technologique ait réellement transformé la bureaucratie moderne, l'administration technocratique dans les sociétés socialistes et capitalistes avancées trouve des justifications à l'exercice du pouvoir par les élites politiques et économiques; elle ne les remplace dans aucune de ces sociétés."
"Dans les sociétés modernes, la technologie constitue une puissance qui dépasse dans nombre de domaines le système politique lui-même. Les maîtres des systèmes techniques, les dirigeants militaires et de grandes entreprises, médecins et ingénieurs, contrôlent bien davantage le développement de la croissance urbaine, l'agencement des logements et les systèmes de transport, le choix des innovations, et nos pratiques de salarié, patient, et consommateur, que la totalité des institutions électives de notre société.
Mais s'il en est ainsi, on devrait considérer la technologie comme un nouveau champ de législation, peu différent des autres sphères de décisions publiques (Winner, 1995). Les codes techniques qui façonnent notre vie reflètent des intérêts sociaux particuliers auxquels nous avons délégué le pouvoir de décider où et comment nous vivons, quel genre de nourriture nous mangeons, comment nous communiquons, nous nous divertissons, nous guérissons, etc. L'autorité législative de la technologie augmente constamment à mesure qu'elle se fait de plus en plus envahissante. Mais si la technologie est si puissante, pourquoi n'est-elle pas soumise aux mêmes normes démocratiques que nous imposons à d'autres institutions politiques? Par rapport à ces normes, il est évident que le processus de conception technique existant est illégitime.
Malheureusement, les obstacles à la démocratie technique sont de plus en plus considérables. La technocratie en fait partie, qui présente des arguments persuasifs pour la passivité. Ceci corrompt tous les aspects de la vie démocratique, mais c'est particulièrement inquiétant dans la sphère publique technique, qui fait face directement au pouvoir technocratique sans le bénéfice de formes et de traditions démocratiques offrant au moins un semblant de participation. Le droit même du public de s'impliquer dans les affaires techniques est constamment remis en question. Dans la sphère technique, dit-on, la légitimité relève de l'efficacité plutôt que de la volonté du peuple, ou plutôt, l'efficacité est la volonté du peuple dans des sociétés modernes qui se consacrent avant tout à la prospérité matérielle."