Hebdomadaire Shaarli

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Semaine 28 (July 9, 2018)

Face à l’algorithme, l’impossible grève des livreurs à vélo - Libération
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Qu’il pleuve et que la demande de livraisons augmente, ou qu’il y ait une grève et que l’offre de travail diminue, peu importe au fond, l’algo fera froidement son travail en faisant en sorte que les clients reçoivent au plus vite leur burger au bacon. (...)

De la même manière que les plateformes nient aux livreurs le droit d’être salariés, elles les empêchent aussi de faire valoir efficacement leur droit de grève.

Thibault Le Texier, Histoire d’un mensonge. Enquête sur l’expérience de Stanford

Dans cet ouvrage, Thibault Le Texier, docteur en économie et chercheur en sciences sociales, enquête sur « l’expérience de Stanford », menée par Philip G. Zimbardo en 1971. Cette expérience visait à étudier le comportement de deux groupes de sujets volontaires (des étudiants), assignés de façon aléatoire à endosser le rôle de « gardien » ou celui de « prisonnier » dans un environnement carcéral simulé (un sous-sol de l’université de Stanford). L’expérience devait durer deux semaines mais a été écourtée après six jours, en raison des comportements agressifs et déshumanisants des gardiens envers les prisonniers. Ces derniers se seraient complétement identifiés à leur rôle de gardien dans la prison, au point d’occulter leur identité personnelle. L’expérience de Stanford est devenue incontournable en psychologie sociale, du fait des conclusions que Philip Zimbardo a mises en lumière : il suffirait de placer des individus dans certaines situations pour qu’ils « fassent le mal » (p. 189). Histoire d’un mensonge livre pourtant de cette expérience une vision fort éloignée de celle présentée par Philip Zimbardo. Dans une démarche analogue à celle d’un historien, Thibault Le Texier a mené son enquête en étudiant les archives du chercheur américain (documents, photos, enregistrements...), conservées dans les universités de Stanford et d’Akron ou mises en ligne. Minutieusement recensées, ces diverses sources et références sont présentées à la fin de l’ouvrage. Ce travail sur les sources a été complété par des entretiens téléphoniques et des échanges par courrier électronique avec les participants de l’expérience et avec d’autres chercheurs.

Coût de l’accueil des demandeurs d’asile : une goutte d’eau dans l’océan des paradis fiscaux - DaarDaar
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Les niches et l’évasion fiscales coûtent deux cent fois plus d’argent au pays que l’accueil des demandeurs d’asile. Là où la première problématique suscite de simples haussements d’épaules, la seconde noircit les journaux, accapare le temps d’antenne et inonde les réseaux sociaux. Et seule cette dernière semble mériter le terme de « crise ». Jan Blommaert remonte le fil de la « crise migratoire » jusqu’à sa dimension réelle.