Comment le « Petit Journal » maltraite l'actualité internationale - Acrimed | Action Critique Médias
« Rire ou ironiser à propos de certains événements internationaux ? Pourquoi pas. Mais dans ce cas précis, inutile de prétendre que l’on informe…
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Martin Weill et ses équipes sont, il est vrai, régulièrement confrontés à des situations difficiles, voire dangereuses, et ils n’hésitent pas à prendre des initiatives et des risques pour rapporter images et témoignages originaux, contrairement à certains experts qui glosent depuis les studios parisiens sur à peu près tous les sujets d’actualité internationale. Mais le « terrain » ne fait pas tout, et la séquence « information internationale » du « Petit Journal » est finalement à l’image de l’émission elle-même : absence de frontière claire entre information et divertissement (au détriment de la première), priorité accordée à la quantité et non à la qualité, recours (volontaire ou non) aux clichés, raccourcis et approximations, mise en récit et mise en scène destinées à valoriser le journaliste, etc. C’est ainsi que l’information elle-même est bien souvent reléguée au second plan, d’autant plus qu’elle est emportée par le flot des séquences que le « Petit Journal » enchaîne à un rythme toujours plus effréné. »
"Paradoxe : le fact-checking peut sembler utile dans une société fracturée où la vérité est éclatée entre différents camps. Mais il ne fonctionne réellement que dans une société apaisée qui a confiance en ses institutions."
- 680 meurtres de journalistes ont été condamnés par la Directrice Générale de l’UNESCO entre 2006 et 2014.
- 94% des journalistes assassinés sont des locaux, et seulement 6% sont des correspondants étrangers.
- Les hommes journalistes représentent 94% des journalistes tués.
- Moins de 6% des 680 cas de meurtres seulement sont résolus.
- 41% des journalistes tués travaillaient dans la presse écrite.
"Après 5 années passées à animer des formations à la sécurité numérique, lancer des actions de plaidoyers, publier des communiqués et des rapports sur la censure et la surveillance en ligne, [Grégoire Pouget -aka Barbayellow-] quitte Reporters sans frontières. Sur Internet, le constat est sans appel : les libertés numériques ont largement reculé."
« Les gouvernements américain et britannique le répètent ad nauseam : Edward Snowden est un traître. Peu importe que l’espionnage massif par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) des données téléphoniques, dévoilé par le lanceur d’alerte, ait été déclaré illégal par une cour d’appel de New York. Peu importe qu’une juridiction britannique ait considéré que le troc de renseignements auquel se livrent Londres et Washington contrevenait à la Convention européenne des droits de l’homme. Peu importe que les Nations unies aient adopté, après les révélations de l’ancien consultant de la NSA, une résolution pointant «l’impact négatif de la surveillance de masse» sur les droits humains. Comme tous les précédents lanceurs d’alerte, Snowden est un traître, assènent Washington et Londres. Complaisamment repris par The Sunday Times, puis par une flopée de médias.»
« Western journalists claim that the big lesson they learned from their key role in selling the Iraq War to the public is that it’s hideous, corrupt and often dangerous journalism to give anonymity to government officials to let them propagandize the public, then uncritically accept those anonymously voiced claims as Truth. But they’ve learned no such lesson. That tactic continues to be the staple of how major U.S. and British media outlets “report,” especially in the national security area. And journalists who read such reports continue to treat self-serving decrees by unnamed, unseen officials — laundered through their media — as gospel, no matter how dubious are the claims or factually false is the reporting.»
« les journalistes ne font pas partie de la « population générale », ils sont du côté du pouvoir – doit-on rappeler que l’avocat, en France, est un « auxiliaire de justice ». Voilà à quoi mène la volonté de se singulariser pour se protéger. La loi sur le renseignement est une loi de surveillance généralisée, mais la profession a choisi de faire porter l’essentiel de ses efforts sur la défense corporatiste d’une exception de plus.»
"Activestills is a collective of Israeli, Palestinian, and international photographers, united by a conviction that photography is a vehicle for political and social change. We believe in the power of images to shape public attitudes and to raise awareness on issues that are generally absent from public discourse. We view ourselves as part of the struggle against all forms of oppression, racism, and violations of the basic right to freedom. "
Quand un concours de photojournalisme récompense des photos mises en scène... et assume... c'est sur l'ensemble de la profession qu'il jette le discrédit.
EDIT : Finalement les organisateurs du concours sont revenus sur leur position (de confirmer le prix) et le retire au lauréat: http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-prix-world-presse-est-retire-au-photographe-italien?id=8922597
"Un journaliste de Sudpresse a «osé» ouvrir un débat en interne sur le choix de «une» qui mettait samedi la mort des terroristes en scène. Le rédacteur en chef des journaux Sudpresse souhaite licencier le «contestataire». "
"Un titre fantaisiste, alarmiste et anxiogène, avec lequel Le Monde s’assied doublement sur la déontologie journalistique." (Acrimed)
Médor n’est pas un chien. Ce sera un magazine trimestriel belge et coopératif d'enquêtes et de récits.
Au programme, 128 pages en quadrichromie, 16 × 23 cm, avec 100 % de journalisme, des enquêtes, des récits, des portraits, des photos, des graphes, des rubriques qui en ont dans le ventre. Le tout centré sur la Belgique.
Médor, c’est un nouveau processus pour construire l’information. C’est créer des conditions de travail pour vous offrir un deep journalism de terrain indépendant, exigeant et amusant. Carrément.
Ces conditions de travail ont un prix. Médor, aujourd’hui, c’est une invitation à soutenir cette manière de penser le journalisme. Médor est le projet de 17 initiateurs. Et peut-être le vôtre.
"Du 30 août au 4 septembre s’est déroulée à Tel-Aviv une formation tous frais payés par le gouvernement israélien pour « apprendre à parler d’un conflit de manière neutre et professionnelle ». Au programme, des conférences sur le terrorisme et les sujets militaires et politiques, un « tour stratégique » de Jérusalem et des zones de conflit, et des rencontres et échanges avec des leaders politiques, des universitaires et des journalistes israéliens. Trente journalistes du monde entier, triés sur le volet, y ont participé."
Laurent Richard enquêtait pour le magazine "Cash investigation" (France 2) sur le régime autocratique du clan Aliev, en Azerbaïdjan. Résultat : il a été viré manu militari. Témoignage.
"Posez-vous la question : quand votre journal favori a-t-il révélé une information importante qui n’existait pas ailleurs sur le web ?"