Première partie du documentaire sur la vie d'Alexandre Marius Jacob, théoricien anarchiste de la reprise individuelle par le vol.
Un histoire animée interactive
This site hosts the augmented edition of Sharing: Culture and the Economy in the Internet Age, a book by Philippe Aigrain, with the contribution of Suzanne Aigrain, published at Amsterdam University Press on February 1st, 2012 as a paper book and as an open access digital monograph. On this site, you can access the source code and datasets used in the book, comment on each of the book chapters, run our economic models for the financing of a sharing-compatible culture with your choice of parameters, and run our diversity of attention analysis software on your own datasets.
En 1991, il y a maintenant 20 ans, la Commission européenne commandait un rapport à un bureau d’études spécialisé en « mobilité durable » du nom de Tecnoser, sur le thème de la « ville sans voitures ». Un an plus tard, en juin 1992, le commissaire européen à l’environnement, Carlo Ripa di Meana, présentait très officiellement les résultats d’une étude devenue depuis ce jour quasi-confidentielle et dont le titre était: « Proposition de recherche pour une ville sans voiture ».
Sa diffusion fut limitée, presque confidentielle. Aujourd’hui, il est impossible de trouver le document sur internet, que ce soit en français, en anglais ou en italien. Or ses conclusions dépassaient les plus belles espérances du mouvement d’opposition aux abus de l’automobile. Et ce n’était pas une ONG ou autre association écologiste qui l’affirmait, mais la Commission européenne!
"La culture numérique est un terrain d'enjeux essentiels : droits des individus à l'égard des oeuvres numériques, rémunération des créateurs de toutes sortes et conditions d'existence des oeuvres. Depuis quinze ans, des groupes d'intérêt de médias et de distribution ont poussé des politiques motivées par une obsession unique : empêcher le partage non marchand d'oeuvres numériques entre individus.
Les politiques suivies invoquent les artistes alors qu'elles ne visent qu'à sanctuariser les profits de multinationales du divertissement. Elles ont concentré l'attention du public et les revenus sur un petit nombre de créateurs, sans rien rapporter à la majorité. Elles nous ont fait perdre un temps précieux dans l'exploration des défis et des opportunités pour la culture à l'ère numérique. Ce bilan pitoyable est de plus en plus connu. Ce qui, en revanche, ne l'est pas, ce sont les conditions dans lesquelles ces politiques ont été conçues, et qui relèvent d'une vraie corruption de la décision démocratique."