Depuis 2014, les gouvernements ont été particulièrement inventifs pour creuser le déficit budgétaire et transformer la Belgique en enfer fiscal pour les faibles revenus, mais en paradis pour les plus hauts, estiment Paul De Grauwe (London School of Economics) et Michel Gevers (UCLouvain), membres de Carta Academica.
"Le résultat de la politique fiscale et des multiples mécanismes d’évasion mis en place au cours des 20 dernières années est qu’aujourd’hui, les personnes dont les revenus sont dans le Top 1% paient 23% d’impôts (directs et indirects), alors que la moyenne nationale s’élève à 43%. Ce qui n’empêche pas certains hommes politiques et représentants du patronat de s’opposer à toute réforme visant à faire contribuer les épaules les plus larges, en clamant que la Belgique est l’un des pays les plus taxés du monde. Un slogan fallacieux. La vérité est que la Belgique est un enfer fiscal pour les faibles revenus, mais un paradis fiscal pour les hauts revenus."