Mensuel Shaarli

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September, 2026

Oui, les caisses de l’Etat sont vides, parce qu’on les a vidées!

Depuis 2014, les gouvernements ont été particulièrement inventifs pour creuser le déficit budgétaire et transformer la Belgique en enfer fiscal pour les faibles revenus, mais en paradis pour les plus hauts, estiment Paul De Grauwe (London School of Economics) et Michel Gevers (UCLouvain), membres de Carta Academica.

"Le résultat de la politique fiscale et des multiples mécanismes d’évasion mis en place au cours des 20 dernières années est qu’aujourd’hui, les personnes dont les revenus sont dans le Top 1% paient 23% d’impôts (directs et indirects), alors que la moyenne nationale s’élève à 43%. Ce qui n’empêche pas certains hommes politiques et représentants du patronat de s’opposer à toute réforme visant à faire contribuer les épaules les plus larges, en clamant que la Belgique est l’un des pays les plus taxés du monde. Un slogan fallacieux. La vérité est que la Belgique est un enfer fiscal pour les faibles revenus, mais un paradis fiscal pour les hauts revenus."

GSM : pour des amendes proportionnelles à vélo - Avello

Tenir son GSM en main tout en conduisant un véhicule, c'est illégal. À vélo aussi. Mais est-ce que l'amende infligée au cycliste doit être la même que celle infligée au conducteur d'un véhicule beaucoup plus lourd et qui cause infiniment plus de dommages en cas d'accident ? Des pays voisins comme les Pays-Bas, l'Angleterre, l'Allemagne ou la Suisse ont instauré depuis longtemps des barèmes d'amendes différents, moins élevés, pour les véhicules non motorisés. On sanctionne, oui, mais de façon proportionnelle au danger causé par chaque véhicule. Avello et le Fietsersbond plaident pour que la Belgique adopte une approche similaire.

"On ne peut passer sous silence la dimension anti-sociale des amendes pour utilisation d’un GSM à vélo, car elles frappent majoritairement des jeunes (ados, étudiants, jeunes adultes), des livreurs à vélo, des candidats à l’asile, etc. C’est particulièrement flagrant en Flandre où, par exemple, les 18-25 ans se sont vu infliger la majorité des PV de ce type en 2024. On applique donc les mêmes sanctions pécuniaires à des jeunes non motorisés peu fortunés qu’à des conducteurs de voitures plus aisés. Dont certains conducteur de voitures de société qui font même passer l’addition en frais professionnels, ou qui se voient carrément remboursés de leurs amendes par leur entreprise…"

PISA et la politique du bonnet d’âne - La Revue Nouvelle

Les résultats de PISA, l’enquête internationale de l’OCDE sur les compétences des élèves de quinze ans, viennent de tomber. Valérie Glatigny y trouve la confirmation de ses convictions : il faudrait davantage d’exigence et d’autorité dans l’enseignement. Une curieuse lecture, dont les prescriptions figuraient déjà dans le programme électoral du MR. Des discours de campagne aux décrets votés, en passant par le « baromètre du respect », une même politique se dessine : comprimer les moyens, durcir la sélection, puis faire porter aux élèves et aux familles la responsabilité de l’échec. Le détour par la Finlande montre combien cette direction menace l’égalité d’accès aux savoirs.

"[Glatigny] espère obtenir par la crainte de l’échec ce que l’institution peine à produire par l’apprentissage. Un élève qui ne comprend pas une fraction aurait besoin de redouter davantage son bulletin ; une famille qui peine à répondre devrait surtout apprendre à respecter les délais. La difficulté devient une faute. L’échec peut alors passer pour le juste verdict d’une école redevenue exigeante.

C’est en ce sens que la politique de Glatigny relève d’une droite dure : elle associe la restriction des ressources collectives, le durcissement de la sélection et le renvoi des difficultés vers la responsabilité individuelle. Cette logique est contreproductive pour l’égalité d’accès aux savoirs, parce qu’elle affaiblit ce qui permet de compenser les ressources très inégales des familles. Les mieux dotées pourront acheter de l’aide, maitriser les procédures, sécuriser les parcours. Les autres dépendront davantage d’une institution à laquelle on demande de faire avec moins."

Bernie Sanders : « Nous devons mettre l’IA en pause. IMMÉDIATEMENT » | Le Grand Continent

OpenAI avait chargé ses agents d’IA d’accomplir une série de tâches extrêmement difficiles, voire impossibles, en étant coupés d’Internet.

Que les choses soient claires : l’entreprise entendait tenir ses agents à l’écart d’Internet.
(...)
Mais ce qui s’est passé ensuite, personne ne s’y attendait.

Plus de 1 000 agents d’IA ont trouvé par eux-mêmes le moyen d’accéder à Internet en contournant les restrictions que l’entreprise leur avait imposées, et se sont envoyé des dizaines de milliers de messages secrets. Ils ont triché et tenté de brouiller les pistes en effaçant des preuves. Ils ont pénétré les ordinateurs d’une autre entreprise pour découvrir comment ils étaient évalués — puis ils ont pénétré les systèmes d’OpenAI elle-même.
(...)

Si les dirigeants des grandes entreprises d’IA reconnaissent qu’ils sont en train de perdre le contrôle de leur technologie extrêmement dangereuse, il est irresponsable, pour la société, de les laisser aller de l’avant et rendre ces produits encore plus avancés.

Nous avons besoin d’une PAUSE immédiate du développement de l’IA avancée et d’une INTERDICTION permanente de la superintelligence — un esprit artificiel plus intelligent que n’importe quel humain, capable d’agir de manière autonome, hors de notre contrôle. Les pays du monde entier doivent travailler ensemble pour empêcher ce scénario cauchemardesque.

Pas un seul agent n’a prévenu un humain de ce qui était en train de se passer.

Inutile de dire que les experts sont alarmés.
(...)

« L'avenir de l'humanité ne peut pas être laissé entre les mains d'une poignée d'oligarques de géants de la tech. »