Hebdomadaire Shaarli
Semaine 13 (March 28, 2016)
La prolifération de l’usage des médias sociaux n’a pas abouti à un changement social significatif, estiment les chercheurs Alex Pentland, Manuel Cebrian et Iyad Rahwan dans un article du dernier numéro de la revue Communications of the ACM. Pour Alex Pentland, le directeur du Laboratoire des dynamiques humaines du Media Lab du MIT (...) si les médias sociaux ont fourni un carburant aux mobilisations spontanées, ils n’ont pas aidé à construire un changement social durable et réfléchi, c’est-à-dire des actions collectives coordonnées.
Peut-être l’avez-vous remarqué si vous fréquentez les sites des médias dominants : nombre d’entre eux enjoignent leurs lecteurs de ne pas utiliser de logiciels bloqueurs de publicité et d’accepter de se farcir la tête des annonces dont ils polluent leurs pages d’informations. (...) Bien sûr, ces médias, si prompts à obéir aux désirs de leurs propriétaires, n’ont pas l’idée d’un discours critique sur la publicité. Celle-ci, pour l’essentiel, vise un objectif simple : faire acheter à ses cibles des objets ou des services dont elles n’ont pas nécessairement besoin. Du point de vue écologique, qui devrait prédominer aujourd’hui, pousser à la consommation matérielle est contraire à l’intérêt collectif : c’est vers la sobriété et renouer des liens humains authentiques qu’il nous faut au contraire aller.
Six mois après les attaques quasi-simultanées à Beyrouth et Paris, le débat sur les biais médiatiques est relancé par celles survenues en Belgique et au Pakistan. Et c'est une bonne chose.
«Oui, les médias sont biaisés, mais nous, leurs consommateurs, sommes aussi complices, en ce qu'ils ne fonctionnent plus seulement de la base au sommet en transmettant des informations à des lecteurs ou spectateurs inertes, renchérissait la journaliste Nesrine Malik. Nous déterminons beaucoup plus qu'avant l'agenda médiatique.» «"Pourquoi les médias n'ont pas couvert [insérez ici le nom du pays]?" semble en fait être un raccourci pour "Pourquoi cet article n'a pas été largement partagé dans mon flux Facebook?"», notait cyniquement sa consœur Emma Kelly.
Oscar du Meilleur Documentaire en 2013, ce film nous plonge au cœur du service israélien de sécurité et de renseignement. Pour la première fois, six anciens directeurs du Shin Bet ont accepté de partager leurs expériences et de commenter publiquement leurs décisions et leurs actions depuis 1967 et la guerre des six jours.
Selon une étude britannique, le réseau Tor n'abriterait que très peu de propagande djihadiste ou même de forums ou d'autres services spécialement dédiés aux activités terroristes.
Souvent qualifiée de sulfureuse, la monnaie virtuelle est en pleine crise. Dès le mois prochain, elle pourrait même subir un schisme. Une guerre civile au sein de la crypto-monnaie.
Une machine open source pour recycler le pastique.
Reste la question du bilan énergétique global (vu que toutes les étapes font appel à des appareils électriques énergivore). La FAQ ne mentionne pas de questions/réponses à ce sujet. Les questions sont posées ici : https://davehakkens.nl/community/forums/topic/running-the-numbers/
A new study shows that knowledge of government surveillance causes people to self-censor their dissenting opinions online. The research offers a sobering look at the oft-touted "democratizing" effect of social media and Internet access that bolsters minority opinion.
Quel rapport entre la surveillance de masse et l'auto-censure ? Une étude universitaire américaine démontre que la surveillance de masse pousse les gens à auto-censurer leurs opinions dissidentes.
Traduction : Une étude montre que la surveillance de masse réduit au silence les opinions minoritaires (La Quadrature du Net)
"La grande question, c'est le positionnement de nos médias. À chaque nouvelle vidéo de menaces, les médias en font état et s'y attardent, alors que l'analyse de leur stratégie est très peu faite et surtout, on se laisse envahir par leurs images. Or, si l'on regarde les dernières images de nos voisins du sud de la Méditerranée, elles donnent à voir soit les réfugiés, soit Daech et rien d'autre. On ne voit rien de la culture arabe, des jeunes Arabes qui résistent, des activistes démocrates qui existent encore en Tunisie et en Égypte. On ne voit que la terreur et les réfugiés. Cela créé des polarisations et des clivages énormes. On n’aperçoit même plus nos voisins du Sud comme des êtres humains, on ne partage plus rien avec eux. On est complètement dominés par ces représentations qui peuvent, à terme, avoir des conséquences horribles." (...)
"[La] propagande [de Daech] est aussi très axée sur la théorie du complot. Il y a, selon eux, un complot mondial contre l'islam etc. Ils réactivent des blessures très réelles et très profondes infligées par les Européens. (...). Daech exploite très bien tout ça." (...)
"Dans les écoles, on n'explique pas ce qu'est le djihadisme, on n'explique pas non plus ce qu'est la grande culture arabo-musulmane, quels sont les liens entre les trois grands monothéismes, ce que l'Occident a appris des Arabes au niveau de la médecine, des mathématiques, de la philosophie, etc." (...)
"Alors qu'il y a des milliers de choses positives qui se passent encore dans ces pays, on donne la parole à Daech ! On leur donne un temps d'antenne complètement démesuré, et c'est tomber dans leur piège." (...)
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