Hebdomadaire Shaarli
Semaine 11 (March 9, 2026)
Aujourd’hui, la Commission européenne a enregistré une initiative citoyenne européenne (ICE), intitulée « Réseau social public européen » .
L’initiative invite la Commission à créer, par voie législative, une plateforme de médias sociaux publique au niveau européen . Cette plateforme constituerait une alternative aux plateformes actuelles et fonctionnerait comme un service public, financée par la société et placée sous son contrôle. Elle pourrait ainsi rester impartiale et indépendante des pressions politiques tout en garantissant les droits de tous sans distinction .
https://citizens-initiative.europa.eu/index_fr
La collecte des signatures débutera sous peu ici (4/3/2026) :
https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2026/000004_fr
The European Fact-Checking Standards Network (EFCSN) released a White Paper today documenting a systemic decline in the integrity of European information spaces. The report identifies a "Great Retreat" where major technology companies have begun backtracking on long-standing commitments to combat disinformation.
3 mars 2026 – Le Réseau européen des normes de vérification des faits (EFCSN) a publié aujourd’hui un livre blanc documentant un déclin systémique de l’intégrité des espaces informationnels européens. Le rapport met en évidence un « grand recul » : les géants du numérique ont commencé à revenir sur leurs engagements de longue date en matière de lutte contre la désinformation.
Les conclusions de l'étude révèlent un changement de priorités chez les entreprises suite à l'élection présidentielle américaine de 2024. Plusieurs plateformes influentes, dont Google Search, YouTube et LinkedIn, ont renoncé à leurs engagements clés en matière de vérification des faits, conformément au Code de conduite de l'UE sur la désinformation. Face à la réduction de ces efforts de lutte contre la désinformation sur les plateformes numériques, l'EFCSN alerte sur les graves menaces qui pèsent sur l'intégrité des processus démocratiques et la confiance du public.
Ce revirement coïncide avec des attaques infondées lancées par les États-Unis contre la communauté européenne de l'intégrité de l'information. L'EFCSN réaffirme que la vérification des faits est une expression fondamentale de la liberté d'expression et un outil essentiel pour éclairer les citoyens grâce au contexte, plutôt que de les faire supprimer.
Le rapport souligne que les conséquences de ce repli dépassent largement le cadre politique, pesant lourdement sur l'économie et la santé publique européennes. La désinformation est désormais reconnue comme une menace stratégique pour les entreprises, l'économie mondiale perdant chaque année des dizaines de milliards de dollars . Des secteurs d'importance stratégique, tels que les énergies renouvelables et la 5G , sont fréquemment la cible de campagnes coordonnées. Par ailleurs, la désinformation en matière de santé a engendré un gouffre économique considérable.
Aujourd’hui, au vu de la montée des radicalismes, de l’autoritarisme et des mensonges dans le monde mais aussi en Belgique, nous n’avons plus le luxe de considérer l’apprentissage de la citoyenneté comme secondaire. Ainsi, deux heures de philosophie et citoyenneté constituent désormais une urgence démocratique. Dans ce cadre, il faut rappeler que la démarche philosophique proposée dans ce cours neutre, est bien celle du décentrement. En d’autres termes, l’élève est invité à se décentrer de ses positions pour prendre en compte d’autres positions sur tous les sujets de société, condition fondamentale du respect du pluralisme démocratique. Ainsi, le dialogue inter-convictionnel ne peut être confondu avec le cours de philosophie et citoyenneté. Bien que nécessaire, il se limite au dialogue entre religions ou morales non religieuses/laïque. Imposer le dialogue interconvictionnel dans un cours de philosophie et citoyenneté ou l’envisager à sa place reviendrait à « dé-neutraliser » ce cours.
Dans une carte blanche, plusieurs professeurs et chargés de cours en droit constitutionnel dénoncent la volonté de la ministre Van Bossuyt (NV-A) de poursuivre « sa politique de non-accueil de certains demandeurs d’asile, en méconnaissance flagrante (d’un) arrêt de la Cour constitutionnelle ».
"Dans un Etat de droit démocratique, les autorités politiques démocratiquement élues ne concourent pas seules à l’expression de la volonté générale. Leurs décisions s’inscrivent dans un réseau de procédures et d’institutions destinées à prévenir contre les potentiels errements d’une majorité parlementaire. Par leur fonction essentielle de gardiens de la Constitution, les juges constitutionnels garantissent que la volonté générale exprimée par la loi respecte la Constitution. Ce contrôle est un élément majeur du patrimoine constitutionnel européen ; il permet d’assurer le respect de règles si fondamentales qu’on a jugé utile de les inscrire durablement dans la Constitution, contre les abus des détenteurs actuels du pouvoir."