Un article récent du JAMA examine cette évolution et ses conséquences sanitaires, à partir des données de l’enquête nationale « Monitoring the Future » et des analyses de plusieurs experts en addictologie.
Les experts préconisent donc de renforcer la prévention et le repérage clinique des usages problématiques, notamment en interrogeant systématiquement les patients sur la fréquence, les modalités et les conséquences de leur consommation. Ils recommandent également de retarder l’initiation du cannabis, idéalement après 25 ans, de réduire la fréquence d’usage et de privilégier des produits moins concentrés en THC. Une réglementation plus stricte de la publicité et une taxation proportionnelle à la teneur en THC sont également évoquées.
En conclusion, si le cannabis présente probablement une dangerosité globale inférieure à celle de l’alcool et du tabac à l’échelle populationnelle, la banalisation de son usage, particulièrement quotidien et à fortes concentrations en THC, pourrait entraîner une augmentation substantielle de ses conséquences sanitaires.