Quatre cent cinquante par heure. Onze mille par jour. Près de quatre millions par an : c’est le nombre de vies sauvées par la vaccination, soit près du double de la population de Paris chaque année.
Qui se souvient de la poliomyélite ? Les plages fermées l’été, les piscines vidées, les salles remplies de patients sous poumon d’acier, les mères qui scrutaient chaque faux pas de leur enfant comme l’annonce d’une catastrophe. Qui se souvient de la variole, les visages ravagés, les villages décimés, les 300 millions de morts au cours du XXe siècle ? En France, qui se souvient de la diphtérie, qu’on appelait alors le « croup », et qui étouffait les nourrissons dans leur berceau ? Plus personne. Parce que la vaccination a fait son travail. Et le propre d’un travail bien fait, c’est de devenir invisible.