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Pour les Bruxellois, le mot "embouteillage" ne décrit plus un vague phénomène urbain mais un calvaire quotidien indépassable autour duquel la vie doit s'organiser coûte que coûte. Or le coût est élevé pour la santé, le temps libre et le travail. À cause de la réduction de la mobilité, la qualité de vie des Bruxellois et des navetteurs a considérablement diminué en un an, en parallèle avec la mauvaise qualité de l'air qui atteint des records européens. Les choix politiques en matière de mobilité et d'économie, les travaux éternels et les effondrements-surprises ont achevé d'immobiliser la ville. Comment en est-on arrivé là et comment en sortir ?
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La solution pour sortir de cette situation est probablement multiple mais elle en appelle certainement à des transports publics du XXIème siècle (gratuits, confortables, fréquents et ramifiés), et aussi à des réseaux sains et sécurisés pour les cyclistes. Un investissement qui créerait de l'emploi ! En fait, le problème de la mobilité à Bruxelles met en lumière un principe fondamental de la politique belge depuis trente ans : pour encourager les citoyens à changer de comportement, les gouvernants ne proposent pas d'alternatives crédibles et désirables.