Après avoir mis en lumière les stratégies d’influence et les profits mirifiques dégagés par les labos pharmaceutiques sur le dos de la sécurité sociale, le dernier volet des « Pharma Papers » montre que des alternatives existent. Médicaments autoproduits par les pharmaciens ou les hôpitaux, remèdes développés en s’inspirant du modèle du commerce équitable, alliance entre gouvernements pour négocier ensemble avec l’industrie, priorité aux génériques... Reportage aux Pays-Bas, un pays qui fait figure de pionnier dans ce domaine.
Dans son billet "I was wrong about Google and Facebook: there’s nothing wrong with them (so say we all)", Aral Balkan raille l'hypocrisie des organisations de défense des libertés numériques qui acceptent des financements des Gafam.
Dans Ce qu’il reste de nos rêves*, Flore Vasseur inscrit le génie du code dans la lignée des lanceurs d’alerte ayant marqué l’histoire des États-Unis. Broyé par le gouvernement américain, Aaron Swartz était l’enfant qui voulait changer le monde.
Un exercice rare : «Libération» a demandé à 25 journalistes de faire l'autocritique de leur métier.
Ce genre d’études académiques, démontrant la concentration croissante des revenus et des patrimoines, et leur lien avec la hausse des inégalités dans les pays, se multiplie. (...)
Toutes ces études convergent. A commencer par le livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle. Elles décrivent toutes un monde fou où, grâce aux paradis fiscaux, les plus riches se soustraient à l’impôt et accumulent les richesses. Outre les dizaines de milliards d’euros de manque à gagner fiscaux - et donc sociaux - que cela représente, le phénomène rend même caduques les données fiscales sur lesquelles se fondent nos politiques publiques. Il contribue en effet à masquer la réalité d’un monde où les inégalités se creusent massivement, sous les radars.
Pendant ce temps les classes populaires, qui elles ne disposent pas des ressources pour gruger le fisc ou surfer sur les vagues hautes de la mondialisation, continuent à se paupériser.
Why it’s so hard to see our own ignorance, and what to do about it.
As a group of industrial and graphic designers, hackers and artists, recently gathered together under the name Libre Objet, we all share a common question about open source industrial design, processes and products resulting from our work, with the aim of providing tools for accessing a free philosophy applied to the manufacture of objects.
La plateforme vidéo des vidéastes engagés dans la transition
Imago est la première plateforme vidéo entièrement dédiée aux vidéastes engagés dans la transition personnelle et la transition de société. Qu’il s’agisse des vidéastes produisant une analyse critique et bienveillante des modèles dominants (sur les questions écologiques, énergétiques, spirituelles, économiques ou encore sociétales). Ou qu’il s’agisse des vidéastes mettant en lumière les modèles alternatifs à ces modèles dominants .
AlgoTransparency studied the impact of the YouTube recommendation algorithm.
Lettre ouverte conjointe de l’union progressiste des juifs de Belgique et l’association belgo-palestinienne à la rédaction du Vif- l’Express en réaction au dossier
publié dans son numéro du 6/12/2018 intitulé « Enquête sur le nouvel antisémitisme »
Au fil de la série documentaire "Les enfants de la colonisation" de Canvas (sous-titrée en français), une vingtaine de témoins en Belgique et en RDC évoquent le Congo à l’époque coloniale et la manière dont l’héritage colonial a influencé leur propre vie. Le premier épisode revient sur l’histoire de la colonisation du Congo depuis la Conférence de Berlin sur les colonies de 1885.
Mais ne serait-il pas facile de mettre la transition numérique au service de la transition écologique ? C’est le contraire qui est de plus en plus apparent : la transition numérique entrave matériellement, symboliquement et psychologiquement la transition écologique. Parce qu’elle donne l’illusion confortable d’une dématérialisation de l’économie à l’heure où il nous faut mesurer et réduire son empreinte destructrice de notre bien-être.
1,5 milliard d'euros dépensés par les labos au profit de professionnels de santé ; 100 millions de dépenses de lobbying en 2017 pour les dix plus gros laboratoires pharmaceutiques au monde… Les chiffres inédits révélés par ce premier volet des « Pharma Papers » donnent le vertige, mais ils sont à la mesure des profits mirobolants accumulés par ces firmes aux dépens des budgets publics et des systèmes de sécurité sociale.
Les Décodeurs ont identifié un Français derrière une trentaine de sites mensongers, présentés comme des médias « alternatifs ».
hackAIR is an open technology platform that you can use to access, collect and improve air quality information in Europe.
Who are you to judge what they do with that cash?
Les abstentionnistes - et ceux qui votent blanc ou nul - posent un acte politique fort. Je te rejoins là-dessus. Mais les conséquences de cet acte sont à l'opposé de leurs intentions.
Moins d'électeurs veut dire plus de pouvoir à ceux qui l'exercent. Le système représentatif dans sa forme actuelle est totalement insensible au signal que constitue l'abstention ou aux votes blancs et nuls. Au contraire, ne pas aller voter c'est acquiescer à ce que les autres votent. C'est aussi renforcer les partis dominants. Autant savoir : moins de suffrages exprimés veut donc dire moins de chances que la transition démocratique et écologique.
Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : «Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait», ou «je me souviens, avant, on prenait l’avion comme ça». Pour les plus riches, cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. On me parle souvent de l’image d’une voiture folle qui foncerait dans un mur. Du coup, les gens se demandent si nous allons appuyer sur la pédale de frein à temps. Pour moi, nous sommes à bord d’une voiture qui s’est déjà jetée de la falaise et je pense que, dans une telle situation, les freins sont inutiles. Le déclin est inévitable.
Il y a 15 ans, on avait l'impression que les batailles autour du droit d'auteur étaient les plus importantes. Elles continuent à l'être : c'est essentiel de permettre aux individus d'être créatifs, de permettre aux communautés de toucher, de sentir, et de participer à l'élaboration du contexte culturel dans lequel elles évoluent. Mais aujourd'hui, la démocratie fait face à une menace tellement profonde qu'il est difficile de maintenir la même attention au sujet des droits d'auteur à l'ère numérique. (...)
Aujourd'hui, Facebook et Google accumulent tellement de données sur nous et peuvent effectuer tellement d'expériences sur les individus que le débat autour de la vie privée et du marketing comportemental me semble immensément plus urgent.
Par ailleurs, il existe à présent, via Spotify ou Netflix, de nouveaux moyens de monétiser des oeuvres culturelles. Cela devient ridicule de dire qu'il faut protéger plus efficacement le droit d'auteur. La création vidéo connaît un véritable âge d'or, sans aucune de ces protections ! C'est ce que les défenseurs des communs culturels disent depuis le début : si les entreprises parviennent à mettre en place des systèmes d'abonnements relativement simples et abordables, les gens payeront, et seront ravis de le faire ! Et il n'y a jamais eu autant de créativité, de variété, et de marchés de niche pour la vidéo ou la musique qu'aujourd'hui.