Les Décodeurs ont identifié un Français derrière une trentaine de sites mensongers, présentés comme des médias « alternatifs ».
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Who are you to judge what they do with that cash?
Les abstentionnistes - et ceux qui votent blanc ou nul - posent un acte politique fort. Je te rejoins là-dessus. Mais les conséquences de cet acte sont à l'opposé de leurs intentions.
Moins d'électeurs veut dire plus de pouvoir à ceux qui l'exercent. Le système représentatif dans sa forme actuelle est totalement insensible au signal que constitue l'abstention ou aux votes blancs et nuls. Au contraire, ne pas aller voter c'est acquiescer à ce que les autres votent. C'est aussi renforcer les partis dominants. Autant savoir : moins de suffrages exprimés veut donc dire moins de chances que la transition démocratique et écologique.
Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : «Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait», ou «je me souviens, avant, on prenait l’avion comme ça». Pour les plus riches, cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. On me parle souvent de l’image d’une voiture folle qui foncerait dans un mur. Du coup, les gens se demandent si nous allons appuyer sur la pédale de frein à temps. Pour moi, nous sommes à bord d’une voiture qui s’est déjà jetée de la falaise et je pense que, dans une telle situation, les freins sont inutiles. Le déclin est inévitable.
Il y a 15 ans, on avait l'impression que les batailles autour du droit d'auteur étaient les plus importantes. Elles continuent à l'être : c'est essentiel de permettre aux individus d'être créatifs, de permettre aux communautés de toucher, de sentir, et de participer à l'élaboration du contexte culturel dans lequel elles évoluent. Mais aujourd'hui, la démocratie fait face à une menace tellement profonde qu'il est difficile de maintenir la même attention au sujet des droits d'auteur à l'ère numérique. (...)
Aujourd'hui, Facebook et Google accumulent tellement de données sur nous et peuvent effectuer tellement d'expériences sur les individus que le débat autour de la vie privée et du marketing comportemental me semble immensément plus urgent.
Par ailleurs, il existe à présent, via Spotify ou Netflix, de nouveaux moyens de monétiser des oeuvres culturelles. Cela devient ridicule de dire qu'il faut protéger plus efficacement le droit d'auteur. La création vidéo connaît un véritable âge d'or, sans aucune de ces protections ! C'est ce que les défenseurs des communs culturels disent depuis le début : si les entreprises parviennent à mettre en place des systèmes d'abonnements relativement simples et abordables, les gens payeront, et seront ravis de le faire ! Et il n'y a jamais eu autant de créativité, de variété, et de marchés de niche pour la vidéo ou la musique qu'aujourd'hui.
12 septembre 2018 - Le Parlement européen vient d'adopter la directive droit d'auteur, qu'il avait pourtant repoussée une première fois cet été. En ayant fait adopter cette directive, les industries culturelles et de la presse réclament les miettes de l'économie de la surveillance de masse. Plutôt que de combattre cette capitulation devant les GAFAM, le gouvernement français l'a vigoureusement encouragée.
Chercher à banaliser l’influence des lobbys en arguant que les associations, elles aussi, sont régulièrement reçues par les conseillers ministériels ou les parlementaires est un grossier mensonge ! La réalité est bien différente. Les fédérations patronales, les entreprises, les cabinets privés de lobbying – pour ceux qui ont les moyens et les réseaux personnels – ont un accès privilégié aux cercles de pouvoir que les associations n’ont pas. De plus, l’influence ne doit pas être réduite aux rencontres discrètes avec les décideurs : interventions d’avocats d’affaires, pantouflage vers le secteur privé, financement de think tank et de chercheurs, font partie de la panoplie du lobbying économique… L’influence de ces représentants d’intérêts privés – pratiquant régulièrement le chantage à l’emploi – est effectivement considérable et s’exerce en toute opacité jusqu’au sommet de l’Etat.
Les associations qui défendent des causes sociales ou environnementales, donc d’intérêt général et d’utilité publique, doivent quant à elles se battre pour être entendues, trouvent trop souvent porte close auprès des institutions publiques et disposent de moyens financiers et humains sans commune mesure avec ceux des lobbys privés.
Il est indéniable que Google tire profit de ces fréquentations. Même si la page en question ne comporte aucune publicité, les visiteurs s’habituent à vivre dans la bulle américaine. Par ricochet, Google amplifie ses fréquentations sur l’ensemble de ses services, en capacité de maximiser ses revenus publicitaires. « Business as usual ».
Néanmoins, la logique montre ses limites. Que dirait-on si le Musée du Louvre demandait une rente à la RATP, au motif que la régie de transport engrange chaque année des revenus avec des millions de visiteurs drainés devant des œuvres d’art ? Allons plus loin : demandons aussi aux fournisseurs d’accès voire d’électricité de subvenir à une presse en mal de subsides puisque des octets et de l’énergie sont vendus sur le dos des pauvres journalistes…
Les géants ont été dépeints comme des voleurs, des profiteurs, mais personne ne s’est souvenu de l’utilité de l’indexation et ses retombées. Oui, les moteurs profitent d’une fréquentation accrue dans leur environnement grâce à la presse, mais celle-ci doit bien en profiter, non ? Si tel n’était pas le cas, la solution est là, sans directive, ni loi ni décret : que les mécontents activent les bonnes options du fichier Robots.txt à la racine de leur site pour couper les ponts avec Google, Qwant ou Bing. Fin de la spoliation.
"Les gouvernements font pression sur les plate-formes [de réseaux sociaux] par des voies plus ou moins officieuses en leur demandant de retirer tel ou tel contenu.
Ce sont des véritable accords secrets dont on ne sait que très peu de choses.
A la longue, les plate-formes finiront par prendre elles-mêmes les décisions. Ce sont elles qui interpréteront la loi, qui décideront ce qui est légal ou pas, de ce qui est légitime ou pas.
Qu'un tel pouvoir de décision soit abandonné à ces plate-formes devrait vraiment inquiéter dans les sociétés démocratiques."
David Kaye
Rapport auprès des Nations Unies pour la liberté d'expression
La réalité, c'est que la plupart du temps, les opérateurs de vidéosurveillance ne voient rien qui concerne la délinquance, et que le système est donc le plus souvent détourné pour faire autre chose. Depuis quelques années, le principal détournement - car c’est aussi le plus rentable - s’appelle la vidéoverbalisation. Les caméras ne servent donc pas principalement à confondre les voleurs ou les agresseurs, mais à augmenter le niveau de verbalisation des petites infractions routières de la vie quotidienne.
Qu’il pleuve et que la demande de livraisons augmente, ou qu’il y ait une grève et que l’offre de travail diminue, peu importe au fond, l’algo fera froidement son travail en faisant en sorte que les clients reçoivent au plus vite leur burger au bacon. (...)
De la même manière que les plateformes nient aux livreurs le droit d’être salariés, elles les empêchent aussi de faire valoir efficacement leur droit de grève.
Dans cet ouvrage, Thibault Le Texier, docteur en économie et chercheur en sciences sociales, enquête sur « l’expérience de Stanford », menée par Philip G. Zimbardo en 1971. Cette expérience visait à étudier le comportement de deux groupes de sujets volontaires (des étudiants), assignés de façon aléatoire à endosser le rôle de « gardien » ou celui de « prisonnier » dans un environnement carcéral simulé (un sous-sol de l’université de Stanford). L’expérience devait durer deux semaines mais a été écourtée après six jours, en raison des comportements agressifs et déshumanisants des gardiens envers les prisonniers. Ces derniers se seraient complétement identifiés à leur rôle de gardien dans la prison, au point d’occulter leur identité personnelle. L’expérience de Stanford est devenue incontournable en psychologie sociale, du fait des conclusions que Philip Zimbardo a mises en lumière : il suffirait de placer des individus dans certaines situations pour qu’ils « fassent le mal » (p. 189). Histoire d’un mensonge livre pourtant de cette expérience une vision fort éloignée de celle présentée par Philip Zimbardo. Dans une démarche analogue à celle d’un historien, Thibault Le Texier a mené son enquête en étudiant les archives du chercheur américain (documents, photos, enregistrements...), conservées dans les universités de Stanford et d’Akron ou mises en ligne. Minutieusement recensées, ces diverses sources et références sont présentées à la fin de l’ouvrage. Ce travail sur les sources a été complété par des entretiens téléphoniques et des échanges par courrier électronique avec les participants de l’expérience et avec d’autres chercheurs.
Les niches et l’évasion fiscales coûtent deux cent fois plus d’argent au pays que l’accueil des demandeurs d’asile. Là où la première problématique suscite de simples haussements d’épaules, la seconde noircit les journaux, accapare le temps d’antenne et inonde les réseaux sociaux. Et seule cette dernière semble mériter le terme de « crise ». Jan Blommaert remonte le fil de la « crise migratoire » jusqu’à sa dimension réelle.
Le changement climatique, c'est concret et observable.
[La Wallonie] a transformé le réseau routier en un véritable coupe-gorge pour cyclistes. […] Les routes régionales jalonnant notre ville sont une parfaite illustration de cette politique. […] Sur la plupart des grands axes de communication, et même sur les voiries rénovées récemment, les cyclistes courent un danger grave, immédiat, évident, un danger de mort. Aujourd’hui, ce manque de sérieux a tué.
Si vous faites de confitures ou des conserves, il semblerait que la "stérilisation" préalable des bocaux au four soit une mauvaise idée à éviter!
A privilégier : casserole pression, ou à l'eau bouillante.
Avec ce texte, les prestataires de services et opérateurs numériques américains sont désormais tenus de divulguer les informations personnelles de leurs utilisateurs à la demande des autorités (justice, police et administration), sans devoir passer par les tribunaux, ni même en informer les utilisateurs, et ce même lorsque les données ne sont pas stockées sur le territoire national. En clair, Microsoft, Google, Facebook et consorts ne sont plus en aucune mesure de garantir la confidentialité des données, même si ces dernières sont stockées en Europe. Ratifié le 23 mars dernier, le Cloud Act heurte donc de plein fouet le RGDP entré en vigueur deux mois plus tard.