Cycliste au quotidien à Bruxelles, je dois bien avouer que des altercations verbales avec des automobilistes et des taxis sont loin d'être rares... :-/
Il y a quelques semaines, j'ai été témoin et victime d'un comportement ahurissant. Alors que je faisais poliment et calmement remarquer à un automobiliste qu'il se trouvait, au feu rouge, dans la zone avancée pour cyclistes (carrefour Defacqz/Louise), celui-ci m'a hurlé "que les cyclistes n'avaient pas tous les droits!". Interloqué, je n'ai pas eu le temps de répondre que, le feu passant au vert, la voiture partait en trombe (une petite sportive BMW conduite par une femme). Quelques mètres plus loin, un autre cycliste évite de peu un accident avec cette voiture qui lui coupe la route net (il venait de droite et était déjà bien engagé). Quelques secondes plus tard, je me retrouvais derrière cette voiture avec l'autre cycliste visiblement furieux et conscient de ce qui venait de se passer. Tout comme j'ai pu l'observer, il s'en est fallu de peu pour qu'un accident grave (pour le cycliste) se produise.
Faisant des signes et criant à l’automobiliste de s'arrêter pour avoir une once d'explication ou d'excuse, celui-ci se met à freiner net devant nous à plusieurs reprises. On était à plus de 30 km/h et cette manœuvre intentionnelle était vraiment de nature à provoquer un accident...
Je me demande ce qui se passait dans la tête du conducteur. Était-il sous l'effet de médicaments, ivres ou sous l'effet d'une drogues?
Nous étions avenue Louise, dans un tronçon indiqué comme "rue cyclable" où les vélos ont la priorité et où la vitesse est limitée... (précisément samedi 15/02/2014 vers 19h45).
C'est un des cas les plus extrême que j'ai rencontré. Mais des insultes directes reçue pour avoir signalé à des automobilistes leurs dangereuse manière de conduire, ou simplement pour avoir rouler au milieu de la voie -empêchant que les voitures me dépassent - lorsque j'estime que me faire dépasser serait dangereux à cet endroit, ça m'est déjà arrivé souvent.
Devoir tenir têtes à des fous furieux qui sortent de leur voiture pour me "demander" s'il y a "un problème" n'est pas rare non plus.
Vous pensez que je roule imprudemment sans respecter le code de la route? Ce n'est pas le cas. J'ai mon permis de conduire depuis plus de 10 ans et les infractions que je commets à vélos sont de natures à diminuer les risques. Vous me prêtez une GoPro?
A ce propos j'attire tout de même l'attention des automobilistes choqués par ces aveux que les infrastructures routières et le code de la route sont majoritairement conçues pour le trafic automobile. Dans de nombreux cas, les infrastructures et le code sont, pour les usagers faible accidentogènes..
Rue "cyclable" avenue Louise (tronçon Bailli/Stéphanie). Par deux fois cette semaine, refusant de me faire dépasser par des voitures m'approchant à vive allure (alors que moi-même pédale à près de 30 km), je me suis fait insulter...
C'est pénible de se faire agresser de la sorte. C'est vraiment comme si le cycliste n'était que toléré et qu'il ne devrait surtout, mais alors surtout pas, essayer de faire comprendre sa situation aux automobilistes.
Doit-on investir dans des caméras embarquées et partager ces vidéos pour "prouver" notre bonne foi cyclable et les dangers quotidien? Le Gracq mettrait-il a disposition de telles caméras (style GoPro)?
Pour revenir à cette "rue cyclable" av. Louise. Je pense que cet aménagement de route partagée est dangereuse. La plupart des automobilistes ne voient aucune spécificité à ce tronçon, alors pour eux : c'est 50 km et les vélos comme des obstacles à dépasser au plus vite.
Au passage signalons que 3 semaines de fermeture du tunnel piéton/cycliste sous l'avenue Louise, c'est un peu long pour ses usagers. Habituellement, je passe par les petites rues, même si c'est plus long, pour éviter les chauffards.
Une chouette série de vignettes bd sur l'univers d'un marchand de vélo et du cyclisme.
L'association lyonnaise la Ville à vélo a décidé d'inverser les rôles le temps d'une planche de BD.
Actuellement, le vélo à Bruxelles a la cote, mais l’infrastructure adaptée se fait attendre. A Valence, en France, un cycliste a réussi à obtenir par voie juridique l’aménagement d’une piste cyclable. Ce fut là un précédent qui en a inspiré plusieurs. Nous voudrions obtenir un effet semblable en Belgique. Avec l’aide d’un team d'experts juridiques, nous souhaitons multiplier les pistes cyclables à Bruxelles et améliorer leur sécurité. Pour ce faire, nous avons besoin de votre soutien!
"Comme on l’a vu, la question est loin d’être simple et les réponses sont parfois même contradictoires. Mais c’est encore plus complexe qu’il n’y parait. Par exemple, par modélisation on peut montrer que les bénéfices en terme de santé apportés par une pratique du régulière du vélo (avec ou sans casque) dépassent largement les risques (absolus) d’accidents. Les infrastructures routières et le nombre de cyclistes semblent aussi être des facteurs décisifs pour diminuer ce risque (absolu) d’accidents: plus les infrastructures sont présentes, plus les cyclistes sont en nombre et moins d’accidents il semble se produire. L’exemple du Danemark est à ce titre exemplaire.
Si vous vous posez la question à un niveau individuel, il s’agit principalement d’évaluer ce risque absolu d’accident. Selon le lieu où vous vous trouvez, la manière dont vous faites du vélo (je connais quelques spécimens qui feraient bien de porter un casque!), les infrastructures présentes, l’âge que vous avez, etc., il peut être sage de porter le casque…du moment où ça ne vous décourage pas d’en faire."
Base de données des vélos retrouvés par la police à Bruxelles.
"On se sent rapidement tout petit et, sur de nombreux axes, mis franchement en danger par l’omniprésence automobile. "
Les crevaisons sont la plaie des cyclistes. Malheureusement, il n’existe aucun moyen d’en échapper totalement mais il existe quelques astuces pour les éviter en partie et ainsi diminuer les risques.