“pas besoin d’être un zélote de l’environnement pour penser qu’il faut faire de la place au vélo”
Non (hélas) la voiture électrique n’est pas une révolution (Fédération Inter-Environnement Wallonie)
Concentrons-nous sur le cas Volvo. Ce constructeur vend de (très) grosses voitures. Lourdes : le poids moyen des Volvo neuves vendues en Europe en 2015 était de 1744 kg, contre 1385 pour l’ensemble des constructeurs. Puissantes (125 kW contre 93). Rapides (205 km/h de vitesse de pointe contre 190 en moyenne). Or, plus ces caractéristiques sont élevées, plus il faut d’énergie pour mouvoir la voiture et plus elle émet de CO2. Jusqu’à présent, Volvo pouvait encore, avec des moteurs thermiques, répondre aux objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2 que lui assigne la législation européenne. Mais de nouveaux cycles et procédures de test, plus fiables, sont ou vont être introduits, et des objectifs plus ambitieux fixés pour 2025 et 2030. Il ne sera plus techniquement possible de les respecter en vendant des voitures lourdes et puissantes équipées de moteurs thermiques. Migrer vers des modèles plus modestes ou quitter le thermique ? Volvo a choisi : le passage à l’électrique est une nécessité pour un constructeur voulant rester dans le créneau des voitures dites prestigieuses. Le constructeur sino-suédois a compris que la troisième voie, privilégiée par les constructeurs allemands (combattre le renforcement de la législation), n’est plus tenable.
Nulle motivation écologique donc, mais un simple calcul commercial.
Pour remettre en perspective le discours du lobby automobile (coucou l'IBSR) et de certains journalistes copieurs de communiqués qui véhiculent (ya pas de mauvais jeux de mots) l'idée que se déplacer à vélo est dangereux et qui veulent, pour nous protéger, rendre obligatoire le port du casque...
Publication de l'étude : http://www.bmj.com/content/357/bmj.j1456
Si traverser des rails avec un angle d’attaque de 90 degrés est l’idéal, un passage au-dessus de 30 degrés reste déjà très sûr.
Une nouvelle étude de l'université de Cambridge illustre la forte corrélation (85%) entre la construction d’infrastructures sécurisées et l’augmentation du nombre de cyclistes.
Le chercheur allemand Martin Treiber a lui carrément mis au point un simulateur de trafic que tout un chacun peut ajuster pour se rendre compte des conditions de formation des embouteillages.
via Comprenez comment se forment les bouchons sur l'autoroute grâce à ce simulateur - huffingtonpost.fr
Lassés par les automobilistes, les pro-vélo militent à coups de messages ironiques ou rageux
En lisant la presse, on a souvent l'impression que c'est le cycliste qui est en tort en cas d'accident.
Les procédés de communication ont été analysés dans une thèse de doctorat, et sont résumés dans cet article.
Une nouvelle étude s’est penchée sur l’attitude des automobilistes à l’égard des cyclistes, et ses résultats sont effrayants. Il apparaît que les conducteurs qui n’aiment pas ou ignorent les cyclistes ont tendance à ne pas les voir, même lorsqu’ils sont conscients de leur présence...
Où l’on explique en quoi l’Institut belge pour la sécurité routière a pour mission « de favoriser le développement et la diffusion de la locomotion automobile »...
La vie nous donne parfois l’occasion de mesurer combien est grand l’écart entre une représentation intellectuelle et l’émotion ressentie lorsqu’on y est confronté « pour de vrai ». Impliqué depuis des années dans divers dossiers relatifs aux normes d’émissions des véhicules automobiles, je suis conscient que les constructeurs sont prêts à tout pour contourner les obligations légales et augmenter leurs marges bénéficiaires. La découverte de l’existence d’une pratique supplémentaire particulièrement sordide vient néanmoins de provoquer chez moi des symptômes de dégoût dépassant la « simple » nausée.
En résumé : nos chevrons se font passer pour les bandes (qu’ils ne sont pas) et nos bandes pour les « pistes » (qu’elles ne sont pas davantage). Sans doute peut-on alors se dire – en guise de consolation – que nos « fausses pistes » ont au moins le mérite d’être de « vraies bandes ».
Un pays qui arrive systématiquement en tête des classements mondiaux des embouteillages ne peut se permettre de jouer en dernière division pour les transports en commun. Le manqué d’intérêt politique est dès lors d’autant plus flagrant.
Un petit rappel utile, en période cette période de salon de l'auto : les coûts externes de notre politique du "tout à l'automobile" (bruit, pollution, changement climatique, accidents) sont supportés par la collectivité et pas par les automobilistes.
Une étude allemande a évalué ces coûts à 1600 euros par voiture en Europe et conclut, logiquement, que le trafic automobile est actuellement injustement subventionné.
Marre de subir les sans-gêne au volant ? Affirmez-vous !
L'ONU lance un appel mondial à la construction de pistes cyclables par Claude-Marie Vadrot | Politis
Plus d'un million de cyclistes sont tués chaque année... et ce n'est pas faute de ne pas porter de casque.
Un petit article en guise de coup de gueule. De vieux sages, dans toutes les religions du monde, nous ont donné une règle infiniment simple à suivre, qui consiste à ne pas faire à autrui ce que l'on ne voudrais pas que l'on nous fasse. On appelle cela l'éthique de réciprocité
La pollution de l’air est une tueuse silencieuse et invisible. Si nous voulons que nos enfants respirent un air pur, l’heure est au changement pour la mobilité bruxelloise. Nos dirigeants doivent agir.
Pour les Bruxellois, le mot "embouteillage" ne décrit plus un vague phénomène urbain mais un calvaire quotidien indépassable autour duquel la vie doit s'organiser coûte que coûte. Or le coût est élevé pour la santé, le temps libre et le travail. À cause de la réduction de la mobilité, la qualité de vie des Bruxellois et des navetteurs a considérablement diminué en un an, en parallèle avec la mauvaise qualité de l'air qui atteint des records européens. Les choix politiques en matière de mobilité et d'économie, les travaux éternels et les effondrements-surprises ont achevé d'immobiliser la ville. Comment en est-on arrivé là et comment en sortir ?
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La solution pour sortir de cette situation est probablement multiple mais elle en appelle certainement à des transports publics du XXIème siècle (gratuits, confortables, fréquents et ramifiés), et aussi à des réseaux sains et sécurisés pour les cyclistes. Un investissement qui créerait de l'emploi ! En fait, le problème de la mobilité à Bruxelles met en lumière un principe fondamental de la politique belge depuis trente ans : pour encourager les citoyens à changer de comportement, les gouvernants ne proposent pas d'alternatives crédibles et désirables.