Apparemment le ministre de la Mobilité a le souhait de rendre obligatoire le port des casques d'ici l'automne... Encore une approche dogmatique dans ce monde dédié à l'auto. Oui le casque protège... dans certains cas (en gros quand tu tombes tout seul, par contre, il est structurellement incapable de compenser le différentiel de masse et d'énergie lors d'un accident avec une voiture ou un camion). Dans la majorité des accidents mortels, à vélo, malheureusement, il ne sert statistiquement à rien.
Ce qui protège, c'est de limiter la vitesse est autres véhicules (zones 30km/h) là où on envoie des personnes à vélo rouler au milieu du trafic motorisé. Corollaire : à améliorer les infrastructures qualitatives pour soutenir la mobilité active...
Au passage, pendant de temps, on laisse les motos électriques (entendez les vélos électrique chinois, genre fatbikes non homologués et débridés - donc non assurés -) en vente libre et compliquer encore un peu plus la "cohabitation" et augmenter les risques pour tous...
Sur le projet d'obligation du part du casque : https://bx1.be/categories/news/le-port-du-casque-bientot-obligatoire-pour-les-velos-et-trottinettes-depassant-20-km-h/
Sur le casque : Le rapport "FLAM" (Facteurs liés aux accidents mortels) du Cerema (2021) souligne que les facteurs d'infrastructure et la masse des véhicules antagonistes sont des prédicteurs de mortalité bien plus puissants que le port ou non d'un équipement de protection individuelle.
https://www.cerema.fr/system/files/documents/2021/08/2021_08_06_flam_facteurs.pdf
Sur les fatbikes chinois : https://www.youtube.com/watch?v=m9GHBDJJ-CA
Aujourd’hui, au vu de la montée des radicalismes, de l’autoritarisme et des mensonges dans le monde mais aussi en Belgique, nous n’avons plus le luxe de considérer l’apprentissage de la citoyenneté comme secondaire. Ainsi, deux heures de philosophie et citoyenneté constituent désormais une urgence démocratique. Dans ce cadre, il faut rappeler que la démarche philosophique proposée dans ce cours neutre, est bien celle du décentrement. En d’autres termes, l’élève est invité à se décentrer de ses positions pour prendre en compte d’autres positions sur tous les sujets de société, condition fondamentale du respect du pluralisme démocratique. Ainsi, le dialogue inter-convictionnel ne peut être confondu avec le cours de philosophie et citoyenneté. Bien que nécessaire, il se limite au dialogue entre religions ou morales non religieuses/laïque. Imposer le dialogue interconvictionnel dans un cours de philosophie et citoyenneté ou l’envisager à sa place reviendrait à « dé-neutraliser » ce cours.
Dans une carte blanche, plusieurs professeurs et chargés de cours en droit constitutionnel dénoncent la volonté de la ministre Van Bossuyt (NV-A) de poursuivre « sa politique de non-accueil de certains demandeurs d’asile, en méconnaissance flagrante (d’un) arrêt de la Cour constitutionnelle ».
"Dans un Etat de droit démocratique, les autorités politiques démocratiquement élues ne concourent pas seules à l’expression de la volonté générale. Leurs décisions s’inscrivent dans un réseau de procédures et d’institutions destinées à prévenir contre les potentiels errements d’une majorité parlementaire. Par leur fonction essentielle de gardiens de la Constitution, les juges constitutionnels garantissent que la volonté générale exprimée par la loi respecte la Constitution. Ce contrôle est un élément majeur du patrimoine constitutionnel européen ; il permet d’assurer le respect de règles si fondamentales qu’on a jugé utile de les inscrire durablement dans la Constitution, contre les abus des détenteurs actuels du pouvoir."
Dans une note publiée en mai 2025, Éconosphères évaluait le montant des aides aux entreprises privées belges à 51,9 milliards d’euros en 2022. Avant que la Banque nationale de Belgique ne produise sa propre estimation quelques mois plus tard. Avec toujours la même interrogation: ces aides sont-elles efficaces? Et les évalue-t-on assez ?
À peine lancé, le projet de l’Arizona sur la question des stupéfiants est déjà un échec. Emblématique de la méconnaissance de nos responsables politiques, il porte également en lui les germes d’une surpénalisation mortifère des consommateurs et consommatrices, au détriment de leur autonomie, de leur bien-être, et ce au plus grand profit des trafiquants.
Les data centers présents sur le sol belge ont consommé plus de 4% de l’électricité du pays en 2024. À l’horizon 2035, leurs besoins en électricité devraient plus que tripler, et pourraient menacer l’équilibre du réseau.
Incendies d'écoles, alertes à la bombe, menaces de mort. En septembre 2023, les réactions à un programme d’Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle terrorisent l’enseignement francophone. Retour sur une crise qui a menacé l'État de droit.
Lieux, âges, coordonnées mais aussi voix, visages ou contenus postés sur les réseaux sociaux… Collecter les données...
"Pour des motifs discutables, des individus, des groupes et des lieux sont étiquetés comme des menaces potentielles", écrit la Ligue des droits humains. "Cela peut conduire à des mesures préventives punitives, telles que des privations de liberté injustifiées. Cela érode le principe essentiel selon lequel les individus sont considérés comme innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée, et pose un grave risque d’erreurs judiciaires".
Quand tu lis ce qu'une direction d'une grosse implantation scolaire, dans la plus grande ville de Wallonie, recommande aux parents et aux ados, pour lesquels il y aurait, ne serait-ce qu'une suspicion de consommation de substance, tu te dis que la route est encore longue.
La proposition hallucinante de la direction : soumettre ces mineurs à des tests de dépistage...
Ainsi, on découvre que tout ce qui relève des sciences de l'éducation, de la psychologie de l'enfance et de l'adolescence, mais aussi et surtout en matière de prévention des assuétudes, semble ignoré au plus haut niveau, alors que tous les professionnels de l'enseignement et de l'éducation devraient être pro sur la question.
C'est juste indécent.
Est-ce qu'ils savent de quoi ils parlent? De ce que revêt l'usage de substances, - a fortiori à l'adolescence - et de comment y répondre en tant qu'adulte ?
Ce qui est GRAVE, c'est que proposer d'emblée des tests de dépistages à des enfants, c'est rompre unilatéralement toute possibilité de dialogue avec eux. C'est coller une étiquette (de délinquant, de malade,...), humilier, chosifier, rabaisser, soumettre au contrôle,...
En plus de cela, c'est les pousser à se méfier des adultes, ne plus leur faire confiance aux adultes (à leurs parents qui deviendraient complices de ces guets-apens...), à cacher davantage leur conso, mettre en place des stratégies d'évitement plus complexes (les poches d'urine clean, ça se trouve facilement...), à mentir, à tricher...
Les adultes - et tous les pro de l'enseignement, de l'éducation, de l'extrascolaire, du sport... - devraient toujours et avant toute chose être à l'écoute, être disponible et sensible pour eux.
Est-ce qu'ils sont au courant de l'état de la santé mentale des jeunes???
NB : les "descentes" de Police et contrôles généralisés arbitraires (avec ou sans chiens) dans les écoles ou dans les transports en commun (TEC, SNCB), sont tout autant délétères. En aucun cas, ces pratiques ne relèvent de la prévention en matière d'assuétude.
Ajout
En savoir plus :
- Drogue – Police – École : droits, questions et pistes : https://infordrogues.be/pdf/brochure201505-ecolepolice.pdf
- Fouilles policières « anti-drogues » dans les écoles : il est urgent… d’arrêter : https://infordrogues.be/pdf/ecole-police%20vlongue.pdf
Dans le même genre, "les consommateurs ont du sang sur les mains" et sophismes dans les médias…
En bref, encore un sujet du JT où l'on tente de nous faire accepter l'idée, fallacieuse, qui tiendrait les consommateurs pour responsables des faits de violence du narcotrafic.
Moi, je dis simplement que "les consommateurs" ne demanderaient pas mieux que de pouvoir acheter des produits légaux et contrôlés.
La vérité est pourtant simple à comprendre. L'ampleur actuelle du marché noir, les faits de violence, la corruption et l'exploitation de personnes vulnérables, existent du fait de l'absence d'une offre légale.
C'est l'approche du dogme prohibitionniste répressif. Plutôt que d'avouer son échec, il prétendra (encore) qu'on n'y met pas assez de moyens. Mantra récurrent. Accuser les plus faibles n'a rien de neuf quand l'État perd la face (à la violence).
Sauf que l'État gaspille véritablement sans compter l'argent public dans cette fuite en avant (genre la moitié de tous les effectifs de police, le tiers des places des prisons), au détriment de politiques sociales, d'inclusion, de formation, de prévention, de promotion de la santé, sportives...
Ça fait des décennies que la même recette caduque est appliquée.. La violence, la multiplication des produits, la puissance et l'enrichissement des réseaux criminels (et leur professionnalisation), sont précisément le RÉSULTAT de ces politiques.
Il est temps d'avoir une (vraie) politique en la matière. D'avoir de la vision, des objectifs prioritaires comme la santé publique (la santé mentale), la réduction de la criminalité (la base : on s'attaque aux trafiquants, pas aux consommateurs), et mettre en place des solutions concrètes et réalistes dont l'Etat peut avoir la maitrise, comme la régulation de filières contrôlées.
Car ça, il en a les moyens. À tout coin de rue, les pharmacies proposent des substances psychoactives légalement, sans que cela pose un problème. Les filières sont contrôlées, tout comme la distribution ; il y a un conseil d'un professionnel, une transaction régulière, une TVA. Sans jugement moral. Sans stigmatisation gratuite, bête et méchante.
Alors à fortiori, s'en prendre aux consommateurs, c'est juste infliger des violences punitives, gratuitement, en connaissance de cause, à des citoyens qui, dans l'énorme majorité des cas, ne dérange personne, vont très bien et ne demande rien à personne.
Ajout :
La même journaliste, le même jour, a proposé un second article sur le sujet. Avec cette fois une évocation du problème plus nuancée, en donnant la parole aux professionnels du secteur des assuétudes.
Mais ce jour-là, la rédaction des JT de la RTBF n'aura retenu que le premier article avec ces propos alarmistes et inquiétants pour les parents (qui terminait sur la normalisation de faire subir des tests de dépistages aux mineurs en cas de suspicion).
A peine installé, le tout nouveau gouvernement fédéral s’attèle à lutter contre le trafic de drogues. Pour cela, l’Arizona prévoit aussi de sanctionner davantage les consommateurs. Or, les mesures répressives ont très peu d’effets.
“On reproduit toujours les mêmes discours : il faut plus de policiers, mais le constat est que cette solution est un échec”.
“Il ne faut pas oublier qu’il y a plus d’un million de Belges qui consomment des stupéfiants. C’est un problème de santé publique dont il faut se saisir”.
“On ne va pas régler les problèmes en mettant des petits dealers en prison, sinon je crois qu’on va tout droit vers un nouvel échec.”
Les partis politiques belges ont dépensé plus de 15 millions d’euros en publicités sur les réseaux sociaux en 2024. Soit plus de 1700 euros/ heure.
(...) Depuis le début des années 1990, les partis politiques reçoivent des dotations de l’État pour assurer leur financement. À l’heure où les négociateurs de l’Arizona se demandent comment couper les dépenses de l’État, le rapport collectif Adlens vient rappeler au monde politique belge qu’il est parfois utile de balayer devant sa porte.
Juillet 2024. Nouveau gouvernement, nouvelle DPC. Le plan d’action de la FWB ne se prononce pas sur l’élargissement du CPC vers les deux heures hebdomadaires. En revanche, la nouvelle feuille de route prévoit que le cours comprenne des «activités consacrées au dialogue interconvictionnel et l’apprentissage de l’histoire des courants religieux». Bien que la religion figurait déjà au programme du CPC4 , le virage envisagé par le gouvernement Degryse s’inscrit dans la manière dont il la traite. L’appréhension du fait religieux y devient celle du dialogue interconvictionnel.
Professeur ordinaire à la Faculté de philosophie de l’UCLouvain, membre de l’Académie royale de Belgique et spécialiste des questions de sciences des religions, Jean Leclercq décode cette différence fondamentale: «L’approche de la religiosité par la notion technique et la méthode spécifique du ‘‘fait religieux’’ est très utile pour conforter les apprentissages et s’assurer de la neutralité du maître et du respect des convictions des élèves. Philosophie, psychologie, sociologie, anthropologie, etc. deviennent alors des voies d’approche rigoureuses, accessibles à tous. À l’inverse, le dialogue interconvictionnel ne reposera que sur la conviction individuelle, avec tout ce que cela implique; et notamment des débats infinis en matière de jugements normatifs sur ce qu’est une vie bonne, via des critères d’orthopraxie et donc d’hétéropraxie. Toute religion crée du nous et du eux. Or le rôle de l’école n’est pas d’organiser le débat des convictions intérieures, au risque d’ailleurs d’y voir apparaître le prosélytisme. Mais surtout au risque de ne pas permettre à celui qui n’a aucune conviction de vivre et d’exister dans ce projet scolaire.»
"Mettre en scène des enfants qui ont réussi leur CEB comme on ritualise les proclamations universitaires en les affublant d'une toge et en les coiffant d'une toque académique, c'est un peu comme une façon de déplacer le carnaval en plein mois de juin.
Cela peut être amusant mais c'est incontestablement absurde et cela contribue encore à ajouter de la confusion au sens que l'on donne à cette évaluation quand on en fait un instrument de filtrage anticipé ou de distinction précoce."
Dans le cadre d'Actu L, RTC a reçu Thomas Rorive pour son documentaire "Loterie Nationale, 2.0: évolution ou dérive?", en mai 2023.
Il s'agit d'un reportage long format sur le monde des jeux de hasard et singulièrement sur la position quasi-monopolistique de la Loterie Nationale.
Alors, la Loterie Nationale évolue-t-elle avec son temps ou au contraire bénéficie-t-elle des largesses de son actionnaire, l'Etat Belge, c'est l'enjeu de ce reportage.
Le niveau baisse ? – Les grandes leçons de notre enquête | Ecole démocratique - Democratische school
Parmi les principales causes invoquées, on note la taille des classes, la ségrégation sociale des établissements scolaires, des évolutions sociétales qui ne favorisent pas l’acquisition des savoirs scolaires, des programmes qui articulent inadéquatement volume et exigences.
“Je bosse six heures par jour comme jardinier et je touche 1,30 euros de l’heure, explique Maxime (prénom d’emprunt), incarcéré dans une prison liégeoise. En fonction du travail disponible, je gagne environ 140 euros par mois. Cela permet de tuer l’ennui et de reverser une partie de cet argent à mes enfants et aux parties civiles mais cela n’est pas suffisant pour cantiner (acheter des produits alimentaires et de première nécessité au magasin de la prison - NDLR). Pour moi, c’est clairement de l’exploitation. D’autant que mes heures ne sont pas toujours comptées. La prison me doit d’ailleurs plus de 130 euros mais je peux danser sur ma tête, je ne les récupérerai jamais.”
"En moyenne, l’utilisation du vélo est environ 10 fois inférieure en Wallonie par rapport à celle enregistrée en Flandre.
"Il est rare de voir un phénomène social (la pratique du vélo) correspondre aussi bien à une limite régionale et culturelle. Alors, quelle est la raison profonde d’un tel clivage? Fait-il plus souvent beau temps au nord de la Belgique qu’au sud? Les montagnes du sud de la Belgique constituent-elles une barrière infranchissable pour la pratique du vélo? Les Flamands naissent-ils avec le gène spécial du vélo alors que les Wallons naissent dans le coffre des voitures?
"Et si, tout simplement, la pratique du vélo pour se rendre au travail était liée à la présence d’aménagements cyclables permettant de se déplacer à vélo en toute sécurité?
La gravité de ces prises de position ne peut être minimisée ; elle est remarquable de la lutte idéologique qui est menée par l’extrême droite partout en Occident contre l’État de droit, les juges et les droits humains, réputés empêcher la lutte contre les périls qui menaceraient les populations : immigration, banditisme et terrorisme. C’est un refrain connu et viral : les politiciens seraient corrompus, les magistrats laxistes ou impuissants, tandis que les délinquants seraient désormais les nouveaux seigneurs de nos cités, épargnés par une justice droits-de-l’hommiste.